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"Crowd", de Gisèle Vienne (2017)

Gisèle Vienne : " J'essaie de trouver une contagion sensible avec les spectateurs"

59 min
À retrouver dans l'émission

"Crowd", la pièce de la chorégraphe, est à l’affiche. c'est une création pour quinze danseurs, dont elle signe la conception, la chorégraphie et la scénographie. A voir du 7 au 19 décembre au Théâtre Nanterre-Amandiers, avec le Festival d’Automne à Paris.

"Crowd", de Gisèle Vienne (2017)
"Crowd", de Gisèle Vienne (2017) Crédits : Estelle Hanania

Priant dans la pénombre d'un lieu de culte, les interprètes apparaissent dans l'obscurité du bord de plateau, sans provenance claire, ils forment peu à peu une micro foule dansante, dont les gestes défient l'écoulement linéaire du temps. Extrêmement singuliers dans leur danse, ils n'en parviennent pas moins à faire société. Société de fêtards, raveurs, tapant la terre et les canettes vides, ils suent, se touchent, se regardent, regardent le ciel, embrassent le paysage invisible de la musique, jusqu'à transe et épuisement. Des histoires les étreignent, des petits contes ultra scandés les irriguent en sous-texte. Parfois, une des silhouettes se distingue et attire notre regard plus qu'une autre : est-il l'élu, est-elle la sacrifiée, ou les deux ? La dernière création de Gisèle Vienne "Crowd", se joue en ce moment au Théâtre Les Amandiers à Nanterre, dans le cadre du Festival d'Automne à Paris, avant une tournée (Bruxelles, Grenoble, Rennes, Mulhouse, Vienne et Berlin).

Au début, je n'étais pas partie sur les rave parties, je voulais parler de la fête. Je ne suis pas anthropologue, je me voulais juste témoin. Cette pièce Crowd est traversée par ma mémoire de plein de choses : ma mémoire sensible, affective, la superposition des temps ; le temps de la lumière, le temps des interprètes, le temps du mouvement.  

Ce qui m'intéresse de manière plus vaste, ce sont les espaces qu'il faut réinventer. La société laïque ne pense pas suffisamment ces nouveaux espaces de la transgression, de l'expérience spirituelle, métaphysique... Çà ne me semble pas encore acquis. On fait glisser l'art du côté du divertissement, de la pédagogie, l'art n'est ni l'un ni l'autre.

Je pense que la violence est un sentiment de pulsion qui nous anime tous. Notre être est constitué de pensées avouables et inavouables, ces sentiments et ces pensées qui nous habitent, toutes ces facettes-là font la beauté de l'humain. Ma question, c'est comment l'humain peut-il s'épanouir sans mettre en péril sa communauté? 

Programmation musicale :

  • Extrait de Crowd
  • Underground Resistance, The Illuminator
  • The Martian, The Intruder
"Crowd", de Gisèle Vienne
"Crowd", de Gisèle Vienne Crédits : Estelle Hanania
Intervenants
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Réalisation
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