LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Paule Du Bouchet

Paule du Bouchet : " Ecrire, c'était trouver mon père en moi"

1h04
À retrouver dans l'émission

L’écrivain publie " Debout sur le ciel", aux éditions Gallimard, un récit, autour de la vie et de l’œuvre de son père, le poète André du Bouchet, mort en 2001, et « poète majeur de la génération des années cinquante-soixante, avec Yves Bonnefoy, Jacques Dupin, Philippe Jaccottet ».

Paule Du Bouchet
Paule Du Bouchet Crédits : Editions Gallimard

"Travaillez, prenez de la peine : c’est le fond qui manque le moins. Un riche laboureur, sentant sa mort prochaine, fit venir ses enfants, leur parla sans témoins. Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l’héritage que nous ont laissé nos parents. Un trésor est caché dedans. Je ne sais pas l’endroit ; mais un peu de courage vous le fera trouver, vous en viendrez à bout. Remuez votre champ. Creusez, fouillez, bêchez ; ne laissez nulle place. Où la main ne passe et repasse. Le père mort, les fils vous retournent le champ. Deçà, delà, partout ; si bien qu’au bout de l’an, il en rapporta davantage. D’argent, point de caché. Mais le père fut sage de leur montrer avant sa mort que le travail est un trésor." Le laboureur et ses fils est une fable de La Fontaine qu'André Du Bouchet affectionnait. C'est parce qu'on ne connaît pas toujours l'endroit du trésor laissé, que le récit de sa fille, Paule Du Bouchet, ne se tient pas à un endroit fixe sur son père, mais qu'il suit de nombreux mouvements. Debout sur le ciel est le titre de ce texte publié aux éditions Gallimard.

J'ai toujours considéré comme un don, comme une conversation qui se poursuivait, comme un signe de la main, le jour de la mort de mon père coïncidant avec celui de mon anniversaire.

J'ai  travaillé avec les choses, essayé de traiter la mémoire de manière pratique, concrète, charnelle. Ce qui est émouvant, dans  les choses, c'est ce qui vient après. Le texte existe en lui-même mais aussi avec tout ce qu'il va convoquer. 

Je me souviens que mon père regardait les tableaux en marchant. Je le revois avec ses Carnets ; sa poche était comme une chambre, son manteau comme une maison.

On ne sait pas toujours ce qui va se dégager d'un livre qu'on a écrit. Mon père avait détesté sa propre enfance : cette "hauteur" de l'enfance, c'est comme si nous l'avions trouvée ensemble.

Programmation musicale :

  • Pierre Laurent Aymard, Art de la fugue n°9 de Bach
  • Jean Guihen Queyras, Suite n°5 de Bach 

Bibliographie

Intervenants
L'équipe
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......