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Serge Teyssot-Gay et Khaled Aljaramani

Serge Teyssot-Gay : "Dans les mots et dans la musique, si on est inconfortable on n’ose pas"

59 min
À retrouver dans l'émission

Pour la sortie son album « Kan Ya Ma Kan » sous le label "Intervalle Triton", Serge Teyssot-Gay évoque ses rencontres musicales, son plaisir de créer en duo et sa quête de liberté artistique.

Serge Teyssot-Gay et Khaled Aljaramani
Serge Teyssot-Gay et Khaled Aljaramani Crédits : @Intervalle Triton

Après cinq ans d’absence, le duo d’Interzone formé par le guitariste Serge Teyssot-Gay  et le joueur syrien de oud Khaled Aljaramani,  signe son quatrième album. De retour de leurs voyages respectifs, ils se retrouvent pour composer à partir de leurs nouvelles expériences musicales.

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Au début avec Khaled, le dialogue n’a été que musical, et on sent très bien quand quelqu’un est confortable avec la musique qu’on propose. De mon côté, j’ai une façon de penser la musique avec les gens avec qui je travaille, qui fait que je suis responsable du confort de l’autre. Si l’autre est confortable, je le serai aussi. C’est l’histoire de l’échange, si je mets en valeur de oud de Khaled, il mettra en valeur ma guitare. 

Le travail du duo est important, on ne se dit pas la même chose à deux qu’à trois ou à quatre. J’aime créer en duo, parce qu’on une qualité émotionnelle vraiment très particulière, une rapidité d’échange énorme.

Dans les années 2000, je me suis demandé comment vivre en marge de la musique marchande du monde normé avec sa propre musique. J’ai commencé à réfléchir assez tôt au fait d’être indépendant. Quand j’ai arrêté Noir désir, le groupe que j’ai créé, j’ai demandé à ma maison de disque de me rendre mon contrat parce que j’étais en porte-à-faux avec sa politique, j’étouffais et je ne voulais plus servir ce monde industriel, il fallait que j’invente autre chose. Pour vivre dans la marge, il fallait que je crée mes propres marges.

Je travaille avec beaucoup de gens en dehors du duo et je compose tout le temps : ce sont les gens avec qui je vais travailler, et que j’admire, qui me guident.

Jouer en concert nécessite une vraie tension interne, surtout quand on fait de la musique improvisée, il faut garder son énergie et être concentré. Et l’une des règles quand on improvise, c’est de ne jamais répéter ce qu’on a fait la veille, si on essaie, c’est toujours raté.

Archives

William Burroughs lit des extraits du « Festin Nu »

Jean-Yves Lhopital, émission « Culture d’islam », France Culture, 2002

Fawzi Sayeb, émission « Le concert de France Culture », France Culture, 1988

Références musicales

Interzone, Ivresse, extrait de l’album Kan Ya Ma Kan

Interzone, Hala, Hala, Haïa, extrait de l’album Kan Ya Ma Kan

Interzone, Aller-retour, extrait de l’album Kan Ya Ma Kan

Information complémentaire

Site de serge Teyssot-gay

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