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Emmanuèle Bernheim et SergeToubiana, à l'Île aux Moines

Serge Toubiana :" Je n'avais pas de projet d'écriture, je voulais accumuler des images d'elle"

58 min
À retrouver dans l'émission

Ancien directeur de La Cinémathèque française, journaliste, écrivain, Serge Toubiana publie « Les bouées jaunes », aux éditions Stock, un récit intime autour de la figure de la romancière Emmanuèle Bernheim décédée d’un cancer en mai 2017, et sa compagne durant vingt-sept ans.

Emmanuèle Bernheim et SergeToubiana, à l'Île aux Moines
Emmanuèle Bernheim et SergeToubiana, à l'Île aux Moines Crédits : Editions Stock

Nos maisons sont des bouées. Plus ou moins flottantes, plus ou moins accrochées au fond. Des bouées auxquelles peuvent amarrer les morts comme les vivants. Dans le texte que Serge Toubiana écrit après la mort de sa compagne, les maisons sont nombreuses. Jusqu’à sa dernière demeure, une chambre d’hôpital, où les amis défilent à son chevet. La Maison du bonheur sur l'Ile aux Moines, métaphore en pierres du couple qu'ils formaient, l’appartement rue Odessa, la Cinémathèque, les Cahiers, d’autres maisons encore... Il n’est pas impossible qu'il ait conçu ce texte comme un lieu où continuer de vivre et nager ensemble. Emmanuèle Bernheim était romancière et scénariste, elle est morte le 10 mai 2017. Dans l’été qui suit sa mort , il écrit « Les bouées jaunes ».

Elle avait le sens de l'humour, un rapport au langage, ludique, enfantin. J'ai de l'humour, avec un fond de mélancolie. Elle n'était qu'énergie.

Elle m'a fait aimer la Bretagne. Elle partait nager. Je la guettais, c'était comme une apparition disparition réapparition.

J'ai écrit vite, quatre mois. C'est la première fois que j'écris sur ma relation intime, physique, avec quelqu'un qui est en train de mourir, qui meurt, et dont j'ai envie de restituer l'aura. Je voulais écrire pour rendre à la mesure de mes moyens les cadeaux que j'ai reçus d''Emmanuèle. 

La vie a passé vite, on a passé vingt-sept ans ensemble, je ne me suis jamais ennuyé avec elle. Il n'y avait rien qui nous détournait l'un de l'autre, le cinéma en plus, l'ïle aux Moines, un lieu crée comme une utopie...

Programmation musicale :

  • Rodrigo Amarante, Irène
  • Générique de fin, Catherine Ringer, Tristessa

Bibliographie

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