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GRANDE

Vimala Pons et Tsirihaka Harrivel : "Il y a l'envie d'échapper à la fixation du sens"

59 min
À retrouver dans l'émission

Circassiens, ils seront nos invités, pour leur dernière création, « Grande », jouée au Cent-Quatre, à Paris, jusqu’au 13 octobre, puis en tournée en France ; un spectacle revisitant le langage du music-Hall, tout en jouant avec les fondamentaux du cirque et du théâtre physique.

GRANDE
GRANDE Crédits : Vimala Pons et Tsirihaka Harrivel

Il y a façon et façon de se sortir d'une mauvaise situation. Figurez-vous la mauvaise situation, une tranchée de répétition plus ou moins mortifère, et imaginez un bras tendu plutôt solide auquel se hisser. Vous l'attrapez, faites contre poids : vous voici dehors et sur pied. Il y a cette précieuse possibilité humaine. Et puis, il y a les œuvres d'art portant en elles une telle surprise qu'elles sont plus solides encore qu'un bras. S'y hisser fait se sortir non seulement de l'impasse, mais du rang. Le rang social, le rang genré. Le rang rangé. Sortir. Sentir. Atteindre ce qui nous touche et aimer comme on est. C'est une GRANDE affaire que voilà. C'est GRANDE idée virtuose que de tenter de le figurer sur scène ! C'est tout ça, ce n'est que ça, Tsirihaka Harrivel et Vimala Pons, avec leur création GRANDE. Une tournée qui passe par Paris ces jours-ci, au Cent-Quatre. Une reprise, car succès.

Vimala Pons. C'est un "accrochage", on avait envie d'avoir ce dialogue-là, on avait envie de faire une espèce de juke-box géant sur scène. Rendre des choses insignifiantes un peu grandes, ça nous intéressait. On n'arrive pas à tenir en place, comme une sorte d'échec à dire... On aime bien ce rythme rapide, comme dans le music-hall,

Tsirihaka Harrivel. Dans le cirque, il y a une grande gravité, et l'apparition de gravité, c'est comme une grande douche froide.

Vimala Pons. Dans l'idée du "Strip-tease" , il y a se défaire de plein de peaux, les 40 couches de vêtements dont on se libère, se pencher sur tous les vêtements qui ont empêché quelque chose de la femme, toutes ces figures...

Tsirihaka Harrivel. Les vêtements ont la même valeur que les objets, qu'une musique. On a un rapport très particulier à nos objets, on a voyagé depuis le début avec eux. (...) C'est vrai que ça parle d'amour, mais pour nous, ça allait au-delà. Je pense à l'amour des détails, l'amour des gestes, être délicat avec son regard, celui qu'on peut poser sur la vie...

Programmation musicale :

  • Ivor Cutler: I want my elbows
  • Noir Boy Georges : Enfonce-toi dans la ville
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