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Vincent Courtois

Vincent Courtois : "Mes compositions ne sont que des prétextes à ma manière de jouer"

45 min
À retrouver dans l'émission

Rencontre avec le musicien à l’occasion de la sortie simultanée de deux disques: "Firebirds", un duo inédit avec le pianiste américain Bill Carrothers, Et "EAST", une exploration solo du répertoire pour violoncelle du 20ème siècle.

Vincent Courtois
Vincent Courtois Crédits : Christophe Charpenel

Après deux albums avec le précieux trio qu’il forme avec Daniel Erdmann et Robin Fincker - Love of Life inspiré de la vie et de l'œuvre de Jack London et Bandes Originales, libre hommage à des compositeurs de musique de film - Vincent Courtois publie simultanément deux disques sur le label La Buissonne. D’abord Firebirds, un duo inédit avec le rare pianiste américain Bill Carrothers, qui n’avait pas enregistré depuis son classique Love and Longing en 2013. Et EAST, une exploration en solitaire, mais encouragée par quelques aînés et amis, du répertoire pour violoncelle seul du 20ème siècle - de Ligeti à Pifarely, en passant par Honegger, Penderecki ou Berio.  Deux albums qui forment un diptyque impromptu et qui disent beaucoup de la personnalité, de l'exigence et des envies du musicien, plus que jamais animé par un “retour à l’instrument” et une urgence de la transmission. Vincent Courtois a par ailleurs lancé au printemps dernier Les Ateliers du Violoncelle, aux côtés de ses amis et confrères Noémi Boutin et Éric-Maria Couturier.

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Extraits de l'entretien

"La Buissonne c’est avant tout un studio magnifique un peu isolé, situé dans le sud de la France. Je me souviens très précisément la première fois que j’y suis entré, il y a presque 30 ans. J’ai senti à quel point cette cabine était faite pour la musique et surtout pour travailler ensemble. Quand on arrive là-bas, on a le sentiment qu’on va créer quelque chose ensemble, et pour moi, c’est très important de ressentir ça. Cela passe par des sourires, des échanges et par Gérard De Haro qui est là pour aller chercher le meilleur de chacun. Il y a quelque chose de très étonnant dans ce studio, que l’on trouve difficilement ailleurs : c’est un endroit qui vous fait jouer des choses que vous n’imaginiez pas." Vincent Courtois

"C’est Gérard de Haro qui a imaginé ma rencontre avec Bill Carrothers. Habituellement, je ne suis pas vraiment client de ce genre de proposition, mais là, parce que c’était Gérard, parce que c’était à La Buissonne, je lui ai fait confiance. Avec Bill, on ne se connaissait pas, on à commencer à jouer et là une évidence est apparue, et on a commencé à enregistrer les morceaux de l’album. C’était finalement assez simple parce qu’il y avait une écoute commune, ce confort générale particulier à La Buissonne, qui font qu’on va aller chercher ailleurs. Il y a aussi une chose qui y est essentielle et qui guide mon travail tous les jours, et de plus en plus en vieillissant, c’est le fait de ne rien avoir à prouver ni aux autres, ni à moi-même." Vincent Courtois

Segmenter l’interprète, l’improvisateur  le compositeur, ça ne me correspond pas : je n’arrive pas à me mettre à un endroit. Finalement, je me suis dit que j’étais peut-être un peu les trois à la fois.

"La démarche du compositeur n’est pas très éloignée de celle de l’improvisateur : on fait avec le moment et avec ce qu’on ressent. Même s’il y a les enchaînements harmoniques issus de la composition, ce ne sont que des prétextes car, ce qui va rester, c’est l’émotion du moment durant lequel on a joué ces notes-là, à ce moment-là. Depuis un moment, le questionnement entre la musique improvisée et la musique écrite m’intéresse de moins en moins : j’ai juste envie d’être dans la musique. Finalement ce qui est écrit ou improvisé, ce qui est du jazz ou pas, ce n’est pas important. Pour moi, ce qui importe, c’est que la musique soit réussie. En fait, ces deux disques parlent un peu de la même chose : ils parlent de quelqu’un qui joue de son instrument, qui commence à le maîtriser, et qui a envie de le maîtriser encore plus, non pas pour accomplir des exploits techniques, mais pour pouvoir être au plus proche de ce qu’il ressent."  Vincent Courtois

Archives

Andy Emler, émission Le portrait contemporain, France Musique, 29/03/2017

Arthur Honegger, émission Entretiens avec, RTF, 1950

György Ligeti, émission Autoportrait, France Musique, 10/01/1993

Anne Gastinelle, émission Grands entretiens, Judith Chaîne, France Musique, 29/11/2017

Duke Ellington, The Duke Ellington Jazz 65 show

Références musicales

Vincent Courtois, Aqua y vino, extrait de l’album Firebirds

György Ligeti, Sonate pour violoncelle capriccio. Interprète Vincent Courtois, extrait de l’album East

Vincent Courtois et Bill Carrothers, Isfahan de Duke Ellington extrait de l’album Firebirds

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