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ARGENT (3/5): Le cinéma, l'argent. Bresson.

58 min
À retrouver dans l'émission

Troisième temps d'une semaine consacrée à l'argent. Notre invité, Vincent Amiel, théoricien et critique de cinéma, membre du comité de rédaction de la revue Positif et enseigne à l'université de Caen. Il a publié entre autres Le corps au cinéma, Keaton, Bresson, Cassavetes (PUF). Avec lui nous envisagerons l'argent vu par le cinéma, à partir de L'Argent, le film de Robert Bresson adapaté en 1982 d'une nouvelle de Tolstoï intitulée Le faux coupon (1911).
En guise d'exergue, Robert Bresson (1901-1999) nous dit sa conception du "cinématographe":

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L'argent, affiche de Raymond Savignac
L'argent, affiche de Raymond Savignac

Troisième moment d’une semaine entièrement consacrée à l’argent. Après l’approche sociologique de Jeanne Lazarus lundi, l’approche psychanalytique de Marie-Claude François Laugier hier, aujourd’hui l’entrée est cinématographique et signée Bresson. Bresson n’est plus là, mais Vincent Amiel oui, il nous parle de ce cinéma et du dernier film du cinéaste L’argent présenté à Cannes en 1983. Psychanalyse et sociologie nous ont parlé de l'argent comme lien, comme une entité touchant potentiellement à l’absolu, pouvant faire concurrence à Dieu. L'argent, vide de sens et de valeur, tant qu’il n’est pas investi par l’individu ou les groupes d’individus. En 1982 donc, Robert Bresson réalise L'argent . Son dernier film est applaudi autant que hué au festival de Cannes 1983. C’est une mécanique dans laquelle le présent survient, agit, exprime; dans laquelle hommes et femmes, sont les vecteurs de ce présent, pour qu'il fasse sens de manière anti-spectaculaire, mais brutale cependant. Un faux billet échangé par des adolescents dans une boutique de photographie parisienne enclenche une trajectoire sans faille, de l'innocence au meurtre, du bien au mal, au bien, au doute. Le travail du réalisateur opère sur lui, pendant qu’il travaille, tandis que la pensée attend l’intervalle pour se mettre en route, souhaitait Bresson.

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Vincent Amiel Crédits : baert
A partir de 16h20, avec notre invité Vincent Amiel , nous sommes en plein dans l’intervalle, soit tout à fait libres de faire agir la pensée sur ce film. Vincent Amiel est théoricien et critique de cinéma, membre du comité de rédaction de la revue Positif , il a écrit sur le cinéma de Bresson en général et sur L'argent en particulier.
Mais pour commencer cette heure, c’est une nouvelle lecture de Christine Pignet qui nous attend. Elle choisit pour notre plus grand bonheur un poème de Gherasim Luca ,L’écho du corps puisé dans recueil Héros-Limite.

LePolaroïd du jour fait de l’ennui un été.

Enfin, vers 16h50, le poème du jour est signé Federico Garcia Lorca . Beau et brûlant.

Programmation musicale

Juliette Gréco, Déshabillez-moi

TUNNG, Heavy rock warning (2013)

Jeanne Balibar, Le tour du monde

Intervenants
  • professeur en histoire et esthétique du cinéma à l'université de Caen, rédacteur à la revue Esprit et à Positif
L'équipe
Production
Réalisation
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