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Carte blanche à Barbara Carlotti (rediffusion du 16.05.2012)

59 min
À retrouver dans l'émission

Barbara Carlotti
Barbara Carlotti Crédits : baert

Peut être que la vérité dépend du mouvement des planètes, ce qui, vous en conviendrez, nous enlèverait une sacrée épine du pied. Peut-être aussi que du vent nous ferions bien de nous inspirer. Du léger, du léger, capable de déplacer du lourd. C’est parfois le paradoxe que réclame l’écriture d’une chanson, suffisamment d’aérien pour supporter la musique, et suffisamment de profondeur pour qu’elle imprime en nous au-delà de la mélodie. Ces chansons-là fabriquent des paysages mentaux, légèrement influencés dans nos têtes par les couleurs de la pochette, mais ce n’est pas pour déplaire…Nous avons une très irrégulière, et très lente habitude qui consiste à offrir une carte blanche à certains de ceux dont les inspirations souterraines nous rendent curieux.

Après Bertrand Belin et Mathieu Boogaerts, c’est Barbara Carlotti qui se prête à l’exercice. On pourra entendre un poème de Baudelaire, puis une autre fleur, rose poussière, et des images en noir et blanc; un journal punk, que Pacadis publiait en 1978..

En attendant, à 16h02, Pierre Santini rend hommage à ce grand rôle de Cyrano qu’il interpréta deux fois. Une fois sous la direction de Jérôme Savary en 83/84, puis sous la direction de Pino Micol quinze ans plus tard. Ce rôle - plus de 1600 vers! - est particulièrement imposant. Et le succès de la pièce écrite et jouée en 1897 était si peu assuré qu'Edmond Rostand lui-même, redoutant un échec, se confondit en excuses auprès de l'acteur Coquelin le jour de la première pour l'avoir « entraîné dans une pareille aventure ». La suite des évènements démentit ses craintes, et la pièce est une des plus jouées du théâtre français. Pierre Santini déballe sa bibliothèque, Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand .

L’image Polaroïd de ce jour, se révèle à la lumière progressive du jour, dans un train que nous n’avons pas pris.

Enfin, « ce que le public te reproche, cultive-le, c’est toi ». C’est Jean Cocteau, qui rend hommage en clair obscur à Pouchkine dans le Poème du jour .

Barbara Carlotti
Barbara Carlotti Crédits : baert

Programmation musicale Jean Gabin, Avec ma p'tite gueule Barbara Carlotti, Nuit sans lune ; Mélodie de la dernière pluie Medley: Nina Simone, Let it be me ; Alain Bashung, La nuit je mens ; The Do, Dust it off ; Christophe, Le beau bizarre

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