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Dérive (5/5): Carte blanche musicale à Mathias Rousselot

59 min
À retrouver dans l'émission

Dernier moment de cette semaine imaginée autrour de la "dérive". Comme chaque vendredi, nous confions à un mélomane le thème qui nous a occupés les jours précédents. **Mathias Rousselot est un spécialiste de l'improvisation et du langage musical. Nous lui donnons carte blanche pour conclure en musique cette semaine.**

Mathias Rousselot
Mathias Rousselot

Le vendredi, nous profitons de l’inspiration et des connaissances musicales de nos invités pour conclure la semaine. Il s’agit de bâtir une programmation en cinq temps, elle devient l’appui pour une variation autour du thème qui a relié les quatre émissions précédentes. Dérive donc. La première idée qui vient, lorsque l’on parle de musique, c’est l’improvisation . Une sorte d’idéal de jeu libre, qui voguerait sur les harmonies et les rythmes au gré de l’humeur, de l’inspiration, du dialogue entre musiciens. Bien sûr c’est un peu plus compliqué que cela. Ensuite on peut entendre dérive comme le mouvement opéré par le champ musical dans telle ou telle direction, une dérive esthétique . Enfin, et le mot dérive, retrouve ici son aspect le plus négatif, il s’agirait d’évoquer une forme de récupération politique , en prenant par exemple, le cas de Richard Wagner.

Ce sont ces trois formes de dérive qui ont inspiré Mathias Rousselot. Il enseigne à l’université d’Aix-Marseille l’histoire et la théorie du jazz, la théorie du langage musical, et la philosophie musicale. En 2012, il publiait « Etude sur l’improvisation musicale : le témoin de l’instant » aux éditions de l’Harmattan.

La digression de Mathias Rousselot sur la dérive en 5 titres:

- John Coltrane, « Alabama » (album : Live at Birdland,1963)

  • Biréli Lagrène (comp : Hono Winterstein), « Mimosa » (album Move : Gipsy project , 2004)

  • Paco de Lucia,« Soniquete » (Live At 31st Leverkusener Jazztage 2010)

  • György Ligeti, « Lontano » (composé en 1967) par le Berliner Philharmoniker / direction: Jonathan Nott

  • Richard Wagner, Prélude à l’acte 1, Lohengrin , 1845-1848, par le Berliner Philharmoniker / direction: Herbert von Karajan.

En attendant, à 16h02, nous sommes toujours avec Maryline Canto . De sa bibliothèque, elle sort un dernier ouvrage: Préface à la vie d'écrivain de Gustave Flaubert . Au milieu de ce choix de correspondance, elle choisit de nous lire une lettre adressée à Victor Hugo.

Sur lePolaroïd du jour, apparaît du ciel (un texte de Thomas Vinau publié sur le blog ETC-ISTE).

Vers 16h50, nous écoutons un dernier extrait du recueil Rythmes 1 et 2 de Charles Reznikoff.

Intervenants
  • enseigne l’histoire et la théorie du jazz à l'Université d'Aix-Marseille
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