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59 min
À retrouver dans l'émission

Dimitris Dimitriadis
Dimitris Dimitriadis Crédits : baert

Effet de miroir.

« Je meurs comme un pays » est un texte paru en 1978, un long paragraphe entrecoupé de points de suspension. Une voix qui dit son dégoût, (suis-je du vomis), le dégoût du pays qui ne laisse pas être vivant. La Grèce n’est pas nommée, mais l’auteur sait d’où il parle, il sait ce qu’il sonde comme histoire. Il le sait, ou le saura plus tard. Car côté pays-pourri-de-l’extérieur comme-de-l’intérieur, la Grèce fait office d’exemple récurrent ces jours-ci.

  1. Commande. « La conscience historique » pointe l’urgence. Le moment où l’homme, les hommes, la communauté des hommes a le choix non seulement d’agir, mais de choisir la nature de l’action. Le texte fait une hypothèse, et se referme sur lui-même laissant à chacun le soin d’apprécier le bienfondé de la dite hypothèse. Il y est question d’identité profonde, qui ne saurait être que créative. Il est aussi question de la conscience de l’héritage toujours plus aigu lorsqu’on s’apprête à le perdre. Il y est question de répétition, d’immobilisme, et de ce que l’on appelle le changement.

    Plus de trente ans séparent ces deux textes de Dimitris Dimitriadis, auteur dramatique et poète grec, diffusés hier lors d'une soirée spéciale sur France Culture. Dimitris Dimitriadis est à l’honneur, à l’occasion de la manifestation Chantiers d’Europe tournée cette année vers la Grèce et qui débute aujourd’hui au Théâtre de la Ville à Paris.

L’imagePolaroïd du jour mélange Alice au pays des merveilles, et la voiture 17 d’un train régional.

La Grèce se trouve aussi dans les poèmes de Jacques Lacarrière à qui nous confions nos escales littéraires cette semaine.Avant cela, ouvrons les portes d’une nouvelle bibliothèque. Nous voilà tranquilles pour quelques lectures: la première est tirée du roman souffle, fleuve, ce que vous voulez mais d’un trait, le roman « Des homme s » de Laurent Mauvignier. Dans ce livre qu’il publie en 2009, il fait parler cette guerre dont on ne parle pas. L’Algérie et le tatouage douloureux qu’elle a laissé à ses anciens est au cœur de ce très beau livre. Cette semaine, Marcel Bozonnet déballe sa bibliothèque: Des Hommes de Laurent Mauvignier.

Programmation musicale Houria Aïchi, Berceuse The Twilight Sad, Not sleeping Claude Debussy, Quatuor à cordes en sol min

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