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La faillite (5/5): Gangsta rap et gros sous. La faillite du label de rap US « Death Row »

59 min
À retrouver dans l'émission

Death Row
Death Row

Dernier moment de notre semaine intégralement consacrée à la faillite. Sylvain Bertot est journaliste spécialiste du rap, auteur et blogueur. Nous lui proposons de composer une carte blanche sur un empire musical acculé à la faillite en 2006: le label de rap américain West Coast "Death Row".
Au menu de la carte blanche de Sylvain Bertot

Dr. Dre - Nuthin' but a 'G' Thang

Snoop Dogg - Gin & Juice

Warren G - Regulate

Tha Dogg Pound – New York, New York

2Pac - 2 of Amerikaz Most Wanted

Dernier moment de cette semaine entièrement construite autour du mot faillite. Economie, géographie, littérature, sculpture... la semaine fut, comme à son habitude, pluri- et trans-disciplinaire. Mais comme à notre habitude, nous la concluons en musique et en sons. Qui a déjà hoché la tête au son du fameux California love , avant d’onduler sur les premières notes du morceau, sait presque déjà de quoi il en retourne aujourd’hui. Une époque. Les années 90. Une côte. Les Etats-Unis, à l’ouest. Une musique, le rap que l’on dit "gangsta". Le label de rap Death Row est créé en 1992 par Suge Knight , massif bonhomme devenu patron, et Dr Dre massif rappeur resté rappeur. Au cœur de la culture gangsta rap, le label semblait pousser la logique d’autodestruction provocante jusqu’au bout, en comptant à son actif ( en plus des millions d’albums et de dollars ) au moins un mort, de lourds soupçons de blanchiment d’argent de la drogue, des amitiés troubles avec policiers douteux, et une faillite économique en 2006. Le label dont le logo en chaise électrique illustre le nom, est l’un des plus sulfureux de l’histoire de la musique, mais c’est aussi l’un des plus fameux puisqu’y furent signés quelques grands classiques du gangsta comme Snoop Dogg ou 2Pac .

Notre invité Sylvain Bertot est l'auteur de "Rap, hip hop, trente années en 150 albums de Kurtis Blow à Odd Future " aux éditions Le mot et le reste. après avoir animé plusieurs fanzines dédiés au rap, il anime désormais le blog Fake For Real.

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Mais avant cela, Julian Eggericks lit un extrait d’un conte pour enfant. Arthur a disparu de Nathaniel Benschley.

Le Polaroïd du jour est une virée.

Vers 16h50, nous écoutons un dernier poème de Georg Trakl, extrait du recueil Sébastien en rêve.

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