LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

La lettre (2/5) : Amitié philosophique Jankelevitch – Beauduc

59 min
À retrouver dans l'émission

Deuxième étape de cette semaine entièrement consacrée à la lettre. Notre invité Bruno Abraham-Kremer a adapté pour la scène la correspondance entre deux amis philosophes Vladimir Jankelevitch et Louis Beauduc, dans « La vie est une géniale improvisation » (reprise à partir du 5 septembre au Théâtre des Mathurins).

Bruno Abraham-Kremer
Bruno Abraham-Kremer

Hier, nous évoquions les différentes façons que peuvent avoir les correspondances d’éclairer, préparer, servir de succursale aux œuvres par ailleurs écrites. Aujourd’hui, plongeons à deux pieds, deux yeux, dans la correspondance des amis et philosophes Vladimir Jankelevitch et Louis Beauduc. Ils s’échangent nombre de lettres entre 1923 et 1980, année de la mort de Beauduc. Cet échange est pour part, publié sous le titre Une vie en toute lettres en 1995 (éd.Liana Lévi), et l’on y suit les deux diplômés de l’Ecole Normale Supérieure prendre deux chemins de vie très différents, en même temps que l’on entend l’histoire du vingtième siècle planter son décor agissant, et l’œuvre de Jankélevitch se bâtir pour la postérité. « J’écris pour le XXème siècle », disait-il. Porter en scène des lettres c’est avoir foi dans ce qu’elles peuvent ranimer de ce qui a été, et ne peut plus ne pas avoir été. C’est tenter de réactiver cette mystérieuse présence absente, désignée par Jacques Derrida, et faire du spectateur, le destinataire momentanée de la correspondance elle-même. Jacques Derrida qui mettait justement au centre de sa conférence Pardonner, un échange de lettres entre Jankelevitch et le jeune allemand Wiard Raveling, échange de lettres qui clôture le spectacle de notre invité Bruno Abraham Kremer, La vie est une géniale improvisation , du mardi au samedi au Théâtre des Mathurins à Paris.

La vie est une géniale improvisation
La vie est une géniale improvisation

En attendant, offrons-nous le loisir de nous inviter dans les rayonnages de la bibliothèque de la comédienne Anne Lise Heimburger . Elle lit un extrait du Petit Organon pour le théâtre , un texte de Bertold Brecht édité en 1948.

Le Polaroïd du jour est une image de corps vu de haut.

Vers 16h50, nous faisons entendre un nouveau poème d’Edmond Jabès , issu du Livre des Question s.

Programmation musicale

Hanns Eisler, Anmut sparet nicht noch Mühe

Daniel Darc, Ira

Maurizio Pollini interprète Chopin, Etude #1 Op. 25/1, CT 26

Intervenants
L'équipe
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......