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"Le style" (2/5): Dessin stylé

58 min
À retrouver dans l'émission

Deuxième moment de cette semaine imaginée autour de l'idée de "style". François Matton ets notre invité , il est auteur et dessinateur, il publie 220 satoris mortels (P.O.L., 2013), un livre de dessins légendés.

François Matton
François Matton Crédits : Radio France

Hier Pierre Bergounioux disait ne pas distinguer dans le fond, l’écriture du style, apparus en même temps selon lui que l’alphabet grec, et répondant à ce qu’il appelle un rationalisme dans le rapport de l’auteur avec ce qu’il se passe. Aujourd’hui, nous revenons au trait. Le style, le stylo, le stylet. Autrement dit l’outil qui permet de graver du présent, du visible, de l’imaginable sur le papier. Pour quoi faire ? Pour en garder trace ? Pour défier les limites de la mémoire ? Pour s'enamourer du réel ? Le distinguer, le souligner délicatement ? Suspendre le temps qui nous offre de le sentir surgir, et danser sur ce temps là, avec style. Il y a quelque chose de transparent dans le style des 220 satoris mortels réunis dans le livre de François Matton. Quelque chose de transparent qui ne permettrait pas de voir à travers, mais de sentir qu’il y a quelqu’un derrière le trait. On ouvre le livre au hasard: quelque chose invite à entrer amoureusement en contact, avec le monde, et par le regard.

François Matton, 220 satoris mortels
François Matton, 220 satoris mortels
François Matton, 220 satoris mortels
François Matton, 220 satoris mortels

François Matton achevait en septembre dernier une résidence dans la ville de Manosque où il était mis à l'honneur par le festival des Correspondances. Ses 220 satoris mortels ont paru chez POL, comme bon nombre de ses précédents ouvrages.

En attendant, c’est la comédienne Romane Bohringer qui vous salue, lecture à l’appui. Nous sommes toujours installés dans son bureau, elle lit un extrait des Emigrants du suédois Milhem Moberg.

Le Polaroid du jour est un long corridor.

Vers 16h50, plusieurs poèmes de Thierry Metz , extraits du recueil L’homme qui penche , nous seront lus au creux de l’oreille.

Programmation musciale

  • Richard Bohringer, Il est une certaine heure - Mayra Andrade, Dispidida

- Gur Nitâi , chant d’adoration (bahjan) de la sainte indienne Ma Anandamayi (in « Hari Nam - Songs of the Blissful Mother Shri Anandamayi Ma)

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