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Les chiens (4/5) : Moins qu’un chien

59 min
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Quatrième étape d’une semaine consacrée aux figures du chien. « - A quoi vas-tu le reconnaître, l’homme ? – A ce qu’il sait aboyer », écrit Piotr Rawicz dans son récit Le Sang du ciel , inspiré par l’expérience concentrationnaire.Aujourd’hui nous évoquons les rapports de torture et de domination avec Catherine Perret , qui publiait en septembre 2013, L’enseignement de la torture (Seuil). Elle s’y appuie notamment sur l’œuvre de Jean Améry, juif autrichien, rescapé d’Auschwitz.

Catherine Perret
Catherine Perret Crédits : Radio France

Une association de deux images, au moins, nous a mené à imaginer l’émission du jour. Le très grand poème de Paul Celan, Todesfügue [ (à écouter ici lu par Anne-Lise Heimburger)](Quatrième étape d’une semaine consacrée aux figures du chien. « - A quoi vas-tu le reconnaître, l’homme ? – A ce qu’il sait aboyer ? » écrit Piotr Rawicz dans son récit Le Sang du ciel, inspiré par l’expérience concentrationnaire. Aujourd’hui nous évoquons les rapports de torture et de domination avec Catherine Perret, qui publiait en septembre 2013, L’enseignement de la torture (Seuil). Elle s’y appuie notamment sur l’œuvre de Jean Améry, juif autrichien, rescapé d’Auschwitz. Une association de deux images, au moins, nous a mené à imaginer l’émission du jour. Le très grand poème de Paul Celan, Todesfügue, dont l’un des vers se traduit comme suit « Il écrit quand il fait sombre sur l’Allemagne, tes cheveux d’or Margaret ; il écrit cela et va à sa porte et les étoiles fulminent, il siffle pour appeler ses chiens ». Ce vers associée à cette photo datée de 2004, montrant un prisonnier d'Abou Grahib, tenu en laisse par une soldate. Une fois cette association faite, qui n’engage que nous, le fil s’est tiré depuis l’insulte commune, « espèce de chien-ne! », jusqu’au traitement inimaginable, outrepassant l’expression commune elle aussi de « traiter comme un chien ». Ce fil tiré jusqu’au souvenir d’un livre mis de côté depuis quelques mois : "L’enseignement de la torture", un livre dont les implications éthiques, langagières, physiques, historiques, font largement exploser le cadre de l’émission, mais dont nous tenterons de rendre un peu du cœur de la pensée qui a animé son écriture, ou DES pensées, car son auteur, Catherine Perret, parvient à convoquer dans ces pages une multitude de pensées et d’êtres, et à nous convoquer nous, comme étant inévitablement reliés à tous les sujets traités. Professeure à l’Université Paris 8, Catherine Perret enseigne l’esthétique et la théorie des arts. Son essai L’enseignement de la torture a paru aux éditions du Seuil en 2013. Mais auparavant, Isabelle Lafon sort un nouveau livre de sa bibliothèque, dans lequel Claude Roy évoque Robert Antelme et son livre L’espèce humaine publié en 1947. Sur le Polaroïd du jour une chambre d’hôtel. Vers 16h50, un peu de lumière: ce sont les poèmes d’Antoine Mouton qui nous sont lus par Jérémie Lopez. Programmation musicale Boulat Okoudjava, Le dernier trolley Terez Montcalm, Chambre d'hôtel Maurice Ravel, Kaddish (par l'orch. de Monte-Carlo, dir. Marius Constant)) [,](Quatrième étape d’une semaine consacrée aux figures du chien. « - A quoi vas-tu le reconnaître, l’homme ? – A ce qu’il sait aboyer ? » écrit Piotr Rawicz dans son récit Le Sang du ciel, inspiré par l’expérience concentrationnaire. Aujourd’hui nous évoquons les rapports de torture et de domination avec Catherine Perret, qui publiait en septembre 2013, L’enseignement de la torture (Seuil). Elle s’y appuie notamment sur l’œuvre de Jean Améry, juif autrichien, rescapé d’Auschwitz. Une association de deux images, au moins, nous a mené à imaginer l’émission du jour. Le très grand poème de Paul Celan, Todesfügue, dont l’un des vers se traduit comme suit « Il écrit quand il fait sombre sur l’Allemagne, tes cheveux d’or Margaret ; il écrit cela et va à sa porte et les étoiles fulminent, il siffle pour appeler ses chiens ». Ce vers associée à cette photo datée de 2004, montrant un prisonnier d'Abou Grahib, tenu en laisse par une soldate. Une fois cette association faite, qui n’engage que nous, le fil s’est tiré depuis l’insulte commune, « espèce de chien-ne! », jusqu’au traitement inimaginable, outrepassant l’expression commune elle aussi de « traiter comme un chien ». Ce fil tiré jusqu’au souvenir d’un livre mis de côté depuis quelques mois : "L’enseignement de la torture", un livre dont les implications éthiques, langagières, physiques, historiques, font largement exploser le cadre de l’émission, mais dont nous tenterons de rendre un peu du cœur de la pensée qui a animé son écriture, ou DES pensées, car son auteur, Catherine Perret, parvient à convoquer dans ces pages une multitude de pensées et d’êtres, et à nous convoquer nous, comme étant inévitablement reliés à tous les sujets traités. Professeure à l’Université Paris 8, Catherine Perret enseigne l’esthétique et la théorie des arts. Son essai L’enseignement de la torture a paru aux éditions du Seuil en 2013. Mais auparavant, Isabelle Lafon sort un nouveau livre de sa bibliothèque, dans lequel Claude Roy évoque Robert Antelme et son livre L’espèce humaine publié en 1947. Sur le Polaroïd du jour une chambre d’hôtel. Vers 16h50, un peu de lumière: ce sont les poèmes d’Antoine Mouton qui nous sont lus par Jérémie Lopez. Programmation musicale Boulat Okoudjava, Le dernier trolley Terez Montcalm, Chambre d'hôtel Maurice Ravel, Kaddish (par l'orch. de Monte-Carlo, dir. Marius Constant)) dont l’un des vers se traduit comme suit « Il écrit quand il fait sombre sur l’Allemagne, tes cheveux d’or Margaret il écrit cela et va à sa porte et les étoiles fulminent, il siffle pour appeler ses chiens ». Ce vers associée à cette photo datée de 2004, montrant un prisonnier irakien d'Abou Grahib, tenu en laisse par une soldate amérciane. Une fois cette association faite - qui n’engage que nous - le fil s’est tiré depuis l’insulte commune, « espèce de chien-ne! », jusqu’au traitement inimaginable, outrepassant l’expression commune elle aussi de « traiter comme un chien ». Ce fil tiré jusqu’au souvenir d’un livre mis de côté depuis quelques mois : "L’enseignement de la torture" , un livre dont les implications éthiques, langagières, physiques, historiques, font largement exploser le cadre de l’émission, mais dont nous tenterons de rendre un peu du cœur de la pensée qui a animé son écriture, ou DES pensées, car son auteur Catherine Perret , parvient à convoquer dans ces pages une multitude de pensées et d’êtres, et à nous convoquer nous, comme étant inévitablement reliés à tous les sujets traités.

Elle est notre invitée cet après-midi. Professeure à l’Université Paris 8, Catherine Perret enseigne l’esthétique et la théorie des arts. Son essai L’enseignement de la torture a paru aux éditions du Seuil en 2013.

Mais auparavant, Isabelle Lafon sort un nouveau livre de sa bibliothèque, dans lequel Claude Roy évoque Robert Antelme et son livre L’espèce humaine publié en 1947.

Sur le Polaroïd du jour une chambre d’hôtel.

Vers 16h50, un peu de lumière: ce sont les poèmes d’Antoine Mouton qui nous sont lus par Jérémie Lopez.

Programmation musicale

  • Boulat Okoudjava, Le dernier trolley

  • Terez Montcalm, Chambre d'hôtel

  • Maurice Ravel, Kaddish (par l'orch. de Monte-Carlo, dir. Marius Constant)

Lectures: - Paul Celan, Todesfügue ( in Pavot et mémoire , Gallimard, 1952, trad.J-P Lefebvre)

- Jean Améry, Par-delà le crime et le châtiment de Jean Améry (1965, Actes Sud, réed. Babel)

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