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Lettres pour un pardon

58 min
À retrouver dans l'émission

Troisième étape de cette semaine toute faite de ponts entre la France et l’Allemagne. Nous recevons le philosophe Marc Crépon. Avec lui, nous évoquerons la lecture que Jacques Derrida fait, entre autres, de la correspondance entre Vladimir Jankélévitch et Wiard Raveling, dans Pardonner, la première séance de son séminaire à l'EHESS en 1997publiée par Galilée .

Marc Crépon
Marc Crépon Crédits : dupeyron

Après un portrait très subjectif de Richard Wagner lundi, une plongée , hier , dans les correspondances et les échanges scolaires, aujourd’hui nous abordons les lettres échangées entre le philosophe juif français Vladimir Jankélévitch et un jeune professeur allemand Wiard Raveling. Nous sommes en 1980. S’appuyant entre autres choses sur ces deux gestes, et sur les textes que Jankélévitch lui-même consacra au Pardon, Jacques Derrida tente quelques années plus tard de penser ce que c’est que pardonner. C'est le sujet de son séminaire à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales en 1997. Il y élabore une forme d' "éthique " du pardon pur, pose la question de la possibilité d’un pardon collectif, celle de la capacité humaine à pardonner, se demande si l’on pardonne quelque chose ou quelqu’un, si le pardon intervient forcément après qu’il ait été demandé. Autant de questions qui trouvent un écho radical; quand on les applique à la Shoah, précisément inexpiable, irréparable, qui pose la question de l'impardonnable.

Pardonner est récemment paru aux éditions Galilée. Marc Crépon , est directeur du département de philosophie de l’ENS, il est notre invité pour en parler.

A 16h02, commençons par rejoindre Reda Kateb . Il fait son chemin dans le cinéma et le théâtre français, chemin qui a toujours fréquenté la littérature à qui il a une façon de rendre parfaitement grâce. En témoigne la lecture qu’il propose aujourd’hui d’un extrait du Cahier d’un retour au pays natal d’Aimé Césaire.

L’image Polaroid du jour, c'est une façon de garder l’œil ouvert.

A la fin, pour le Poème du jour, ce sont les mots de Paul Celan extraits du recueil De Seuil en Seuil paru en Allemagne en 1955.

Programmation musicale

La Rumeur, L'ombre sur la mesure

Big Fox, Boring ones

Lhasa, Por eso me quedo

Intervenants
  • directeur de recherche à l'Université Paris Sorbonne et directeur du département de philosophie à l'École normale supérieure
L'équipe
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Réalisation
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