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Mon amour

59 min
À retrouver dans l'émission

Laurent Frattale (au fond)  et Thomas Ferrand
Laurent Frattale (au fond) et Thomas Ferrand Crédits : baert

Sur un plateau, des murs jusqu’au sol. Du papier peint. Des motifs, très importants car ils se répètent, ils étourdissent, immobiles quand tout bouge autour. On pourrait dire que Dom Juan est un motif dans l’histoire du théâtre. Tout comme certaines de ces tirades sont des motifs dans le papier peint de la mémoire des acteurs qui les ont déclamées.

L’énergie est dingue. On peut répéter le texte jusqu’à en baver, le déconstruire, le sucer jusqu’à la moëlle. A bout de souffle. Mais sans jamais l’écorcher, toujours en le donnant, jusqu’au baiser sur le front du spectateur du premier rang. Si le livre est brûlé, ce n’est faire offense à aucune plume, car la langue est aussi belle que les muscles et la sueur, elle n’est que véhicule d’autre chose. Ils cherchent par quel bout le prendre. Se prendre. Ils se le disputent. Echangent les rôles pour voir. Echange les sexes. Echangentles costumes. Recréent des motifs en dansant. C’est comment tuer cette certitude que le désir va mourir. Ils, ce sont les comédiens Laurent Frattale et Virginie Vaillant. Thomas Ferrand est auteur et metteur en scène, sa création Mon amour , se joue jusqu'au 24 mars à la Ménagerie de verre dans le cadre du festival Etrange Cargo : il est notre invité cet après-midi.

Exceptionnelment aujourd'hui, l’image révélée pare le Polaroïd est l'oeuvre d'un autre: un enfant court sous la pluie, c’est sa première aventure. A la fin, c’est un autre poème de Garcia Lorca, le dernier pour cette semaine. C’est cadeau. En attendant, bousculons les habitudes qui ne demandent que cela. Vous le savez, chaque semaine nous nous déplaçons, chez les uns, chez les autres, pour des ouvertures spontanées de bibliothèques. Ca dure cinq jours, c’est une photographie, un portrait en creux de comédien. Cette fois, c’est le lecteur qui vient à nous. Laurent Frattale a décidé de nous lire un extrait de lapièce de David Harrower, Des couteaux dans les poules. Dès lundi, c’est Didier Flamand qui déballe sa bibliothèque . Mille cordes à son arc. Réalisateur du fabuleux court métrage La vis . Et comédien, bien sûr. Il commencera pas Henri Michaux, car c’est le début pour lui. Le vrai début des choses. Ecce Homo, ça c’est pour lundi.

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