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« Occuper » (2/5) : S’approprier l'espace vacant pour y vivre

59 min
À retrouver dans l'émission

**Deuxième moment d’une semaine entièrement construite autour du verbe « occuper » avec Samuel et Lyes, membres de l’Attiéké , centre social autogéré situé à Saint Denis (93) qui réunit militants, précaires et sans-papiers.
[Hier, avec l'historien Xavier Vigna nous évoquions les occupations d’usines](En attendant, Jean Pierre Lorit, qui déballe sa bibliothèque pour vous cette semaine, choisit de vous lire aujourd’hui l’une des lettres que Jacques Higelin réunissait en 1987 dans le livre Lettres d’un soldat de 20 ans. ), rendues célèbres par les grèves françaises de mai-juin 1936, comme nouveau mode d'action de la lutte ouvrière. Elles radicalisent la prise de position, y compris dans l’espace, en rendant tangibles, concrètes, actives, les aspirations à un nouvel ordre politique et social. Aujourd’hui, les aspirations sont politiques, sociales, et vitales surtout. L’occupation de lieux pour habiter, pour vivre est une pratique, qui trouve ses origines, par exemple, dans les déménagements à la cloche de bois à la fin du 18ème siècle, et au cours du 19ème. L’invention du squat, si l’on peut parler comme ça, connaît, lui, un tournant et une médiatisation dans les années 70, avec plusieurs façons de le pratiquer et plusieurs revendications. L’étymologie du mot, résultat d’allers-retours entre le français et l’anglais, nous renseigne sur la dimension protectrice: se blottir, se lover. Il y a donc une double opération qui se joue dans la pratique du suat, celle de s’octroyer un local dont on manque, et celle de faire de ce lieu une trève, un espace de ressource, un symbole, un temps pour une lutte et une résistance en actes. Sauf que le droit au logement se heurte au droit de propriété. Depuis le 28 octobre 2013, le centre social autogéré Attiéké occupe à Saint Denis un bâtiment boulevard Marcel Sembat, acheté puis laissé vide par ses propriétaires. Ses occupants et l’association sont convoqués au tribunal le 19 mai prochain.
Samuel et Lyes ocupent ce bâtiment. C'est l’occasion d’évoquer ce que ce mode d’occupation veut dire sur le terrain, et la façon dont il sert ou non les causes pour lesquelles ils militent.**

Mais en attendant, Jean Pierre Lorit, qui déballe sa bibliothèque pour vous cette semaine, choisit de vous lire aujourd’hui l’une des lettres que Jacques Higelin réunissait en 1987 dans le livre Lettres d’un soldat de 20 ans .

Sur lePolaroïd apparaît le dialogue.

Enfin, vers 16h50, Martine Chevallier de la Comédie Française lit un poème de William Butler Yeats.

Programmation musicale

  • Maxime Le Forestier, Pénélope (de Brassens)

  • WOODKID, Run boy run

  • Première ligne, 93 nocturne

  • La Rumeur, Paris nous nourrit, Paris nous affame

L'équipe
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