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Paysage (1/5): La pensée-paysage

59 min
À retrouver dans l'émission

Premier temps d'une semaine entièrement consacrée au paysage. Michel Collot, professeur de littérature française, théoricien et poète, signait en 2011 La pensée-paysage (Actes Sud). Ce motif est au coeur de ses recherches et de son travail d'écriture, dans ses essais, ses poèmes et les colloques qu'il a dirigés.

Michel Collot
Michel Collot Crédits : Dupeyron

Nous commencerions par l’horizon. Nous commencerions par discuter de ce que le paysage, et l’horizon en lui, peuvent articuler du sujet, de la pensée, de la sensation, de l’émotion, de la perception. Bien sûr il s’agirait de commencer par le regard, et poser sur l’environnement des yeux d’humain. Depuis l’extérieur donc, et avec distance. Mais petit à petit l’art, comme la littérature, comme la pensée elle-même, ou le corps, entreraient dans le champ, tout en s’ouvrant vers le dehors. Ou, si l’on envisage le mouvement dans l’autre sens: le paysage impliquerait petit à petit le sujet, qui résiderait en lui, en gardant la possibilité de le penser en chemin. La modernité ne s’est pas détournée du paysage. Nos modes de vie modernes le mettent en danger, le négligent parfois, le modifient c'est sûr, mais la modernité, dans la langue poétique, ou dans la peinture, s’est comme appuyée sur le paysage pour, par exemple, travailler l’abstraction. Ce sont tous ces médiums, que Michel Collot invite dans La Pensée-Paysage , livre qui est lui même un paysage dans son déroulement, où il s’agit pour l’individu et la communauté des hommes, de se trouver une place, dans , face ou à partir du paysage.

Notre invité, Michel Collot, théoricien et poète, enseigne la littérature française. Il ouvre avec nous cette semaine "Paysage". Il développe sa pensée-paysage et envisage l’horizon. Dans la philosophie, dans la peinture, dans les arts et la littérature, comme une alternative théorico-poétique centrée sur l’horizon.

Mais puisque nous sommes lundi, débutons un nouveau déballage de bibliothèque. C’est au comédien Gabriel Dufay que revient le soin de lire quelques lignes de ses livres de chevet. Il commence par de la poésie, avec Puissance des fantômes de Robert Desnos.

L’image Polaroïd du jour, c’est l’apparition d’un carré noir dans un tableau de Nicolas de Staël.

Vers 16h50 vient le Poème du jour. Ce sont les vers de Ludovic Janvier , qui nous accompagnent jusqu’à vendredi dans les voix de la Comédie-Française.

Programmation musicale

Arvo Pärt, Für Alina

Jacques Higelin, Chambre sous les toits

Dominique A, Des étendues

Andreas Scholl, Ombra mai fu (Haendel)

Intervenants
L'équipe
Production
Réalisation
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