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Populaire (1/5): Usage (immodéré) de la popularité en démocratie

58 min
À retrouver dans l'émission

**Premier temps d'une semaine construite autour du mot "populaire": notre invité Bernard Lacroix est professeur de science politique à l'Université Paris X-Nanterre. Nous envisageons avec lui le traitement des sondages de popularité en politique, les classements de personnalités en tous genres, et l’usage qui en est fait.**

Bernard Lacroix
Bernard Lacroix Crédits : Radio France

D’abord nous n’irons pas chercher trop loin. Le mot est dans toutes les bouches médiatiques et politiques. « Ce projet de loi est-il jugé populaire ? Ce déplacement et ce discours, vont-ils relever ou abaisser telle ou telle côte de popularité ? » Rares sont ceux qui n’ont pas entendu tourner en boucle ces phrases en guise d’analyse politique. L’usage de la popularité en démocratie ne date pas tout à fait d’hier, mais elle est comme actualisée ou exacerbée par la déferlante marketing qui pousse chaque entreprise humaine, créative, politique ou commercial à se renseigner en amont sur la réception ou l’adhésion qu’elle va potentiellement provoquer. S’établit alors une d’échelle de valeurs uniquement basée sur le quantitatif, les pages populaires de facebook ou twitter ne sont-elles celles qui comptent le plus de suiveurs ? Notre réflexion sur le mot populaire commence donc par plusieurs questions : Peut-on faire d’une idée populaire une opinion publique ? L’opinion publique existe-t-elle ? Comment tente-t-on de la faire se substituer à l’acte électoral ? En quoi l’enquête d’opinion créée de toute pièce des questions qui ne préoccupent que ceux qui les posent ? Pourquoi dépense-t-on de l’argent pour savoir quelle personnalité est la plus populaire ?

Bernard Lacroix est professeur en Science Politique à l’Université de Nanterre.

Auparavant, c’est Olivier Broche qui déballe les rayons de sa bibliothèque. Pour commencer, il choisit un extrait de l’Education sentimentale de Gustave Flaubert. Un roman qui a sa petite côte de popularité.

Sur le polaroid, elle veut faire entrer un chien dans un caddie. Bizarre.

Vers 16h50, on écoute un poème de Boris Vian lu par Serge Bagdassarian de la comédie française.

Programmation musicale :

  • Frédéric Chopin, Nocturne n°13 en mi mineur op. 48 (Int. Alexis Weissenber)

  • Arcade Fire, Neon Bible

  • Bob Dylan, Blowin' in the wind

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