LE DIRECT

Qui est au bout du fil ?

58 min
À retrouver dans l'émission

Patrice Carré
Patrice Carré Crédits : baert

Sur le plateau du milieu, figurez-vous que l’on débute une nouvelle histoire. A présent, chacune des émissions de la semaine sera reliée à l’autre par un fil ténu. Cinq émissions cousues autour d’un mot, d’une idée, d’un objet, d’une couleur, d’un geste. Cinq émissions comme cinq variations créatives. Cette semaine, nous tirons sur le cordon du téléphone. Du graphisme, à la littérature, de la radio à l’art conceptuel, nous entendrons sonner le combiné.

Avoir le monde à portée de voix, ce n’est pas si vieux. Je parle ici, tu m’entends là bas. Tu es absent mais tu es là quand même. On dégèle les paroles retenues dans les coquillages ou les éponges, on écoute la mer, ta voix et les voix anciennes. Il y a manifestement quelque chose qui plane dans l’air autour de 1850 car ils sont plusieurs à se mettre en tête de transporter électriquement la voix humaine. Un jour de mars 1876, « Monsieur Watson, veuillez venir dans mon bureau je vous prie ». Le téléphone d’Alexander Graham Bell transmet. On passe sur la bagarre des brevets, l’histoire s’accélère et l’on admire ces objets hors normes, exubérants, un art nouveau. Tout s’invente ensuite. Nouvelles façons de dire, organisation des réseaux, le cinéma, la littérature, le particulier chez lui. Tout le monde veut son téléphone. Et l’on se prend à rêver de parler en marchant. Petits fous…

Patrice Carré est historien de formation, et responsable du département Relations institutionnelles à la Direction des relations avec les collectivités locales chez Orange / France Télécom. Il enseigne également l’histoire et la sociologie de l’innovation à L’École Nationale Supérieure des Télécommunications et au CELSA . En 1993, il publiait Le téléphone, le monde à portée de voix aux éditions Découvertes Gallimard.

En attendant, commencons un nouveau déballage de bibliothèque. Prenons place à la table de Dominique Reymond . Comédienne au visage d’ombre et de lumière, elle nous fait lecture de L’éloge de l’ombre , un classique japonais, dont on dit qu’il est le livre de chevet de nombreux chef opérateurs au cinéma. Et pour cause ! On écoute.

L’image Polaroïd du jour figure l’homme parlant à la statue.

Enfin, la poésie de Max Jacob - dont les oeuvres sont maintenant réunies en Quarto (Gallimard) - est à l'honneur cette semaine dans le Poème du jour .

Programmation musicale

Jean Rochat, J'aime les mots

Grasscut, Blink in the night

Miles Davis, So what

Intervenants
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