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Voir passer le pingouin

59 min
À retrouver dans l'émission

Geneviève Brisac
Geneviève Brisac Crédits : richeux

Elle attend de voir passer un pingouin. Autrement dit, pour les latitudes qui la concernent, la météo, la faune et la flore qui semblent êtres celles de son quotidien, elle attend quelque chose qui risque de ne pas arriver. Un petit climat de désolation plane malgré l’espoir de cette apparition, sur les textes courts réunis autour d’une narratrice dont le fils s’appelle Nelson, et dont la femme de ménage s’appelle Céleste. Deux grandiloquents qui s’ignorent à peine. C’est le roman d’une difficulté de passation. D’une petite panne d’élan. L’illustration du constat kafkaïen qui ouvre les pages « La vie est une diversion permanente qui ne conduit pas même à une réflexion sur ce dont elle distrait ». Assise à son bureau en compagnie des pies, ou devant un parterre de fidèles à la maison des peuples, la narratrice semble se livrer à un monologue pas si joyeux que ne le sous-entend la quatrième de couverture. Des figures de haut vol, il y en a pourtant dans son cœur et dans son panthéon.Rosa Luxembourg, Virginia Woolf. Que peut-elle inscrire de nouveau sur sa page sinon les raconter, elles et leurs révoltes? *Moi j’attends de voir passer un pingouin* , est le dernier roman de Geneviève Brisac** , publié aux éditions Alma. Auteur et éditrice, elle est notre invitée cet après-midi.

L’image sera celle d’un couloir libre, république d’un instant, clopes et bouteilles sur le bureau, sacré épisode pour le Polaroïd . Le poème de la fin s’écrit en anglais dans le texte avec Edwin Morgan . Restez jusque là mais pour commencer, tendez l’oreille à celui qui a consacré quelques nuits blanches à constituer une bibliothèque éphémère à votre destination. Après les mots de Nicolas de Staël et la peinture que vous avez pu voir en radio, après ceux de Romain Gary, et La Promesse de l’aube que Bruno Abraham Kremer porte en ce moment sur la scène Petit Saint Martin à Paris, ce sont ceux du poète Fernando Pessoa . Le Bureau de tabac est un de ses poèmes narratifs les plus connus. Bruno Abraham Kremer déballe sa bibliothèque et nous en lit un extrait.

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