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La ville de Turin en Italie, au coeur du roman d'Amara Lakhous

Amara Lakhous : "Ça serait un enfer de ne parler qu’une langue, je suis un polygame linguistique !"

20 min

Amara Lakhous, écrivain polyglotte, publie le quatrième volet d'une saga italienne dont le personnage représente son itinéraire, son aventure. Au centre du roman, l'enquête sur le viol d'une jeune fille qui permet d'évoquer la société, ultra capitaliste, et les rapports humains qu'elle endigue.

La ville de Turin en Italie, au coeur du roman d'Amara Lakhous
La ville de Turin en Italie, au coeur du roman d'Amara Lakhous Crédits : MARCO BERTORELLO - AFP

Aujourd'hui dans Paso Doble :

Amara Lakhous, journaliste, anthropologue et écrivain, pour L’affaire de la pucelle de la rue Ormea, aux éditions Actes Sud.

Je suis fasciné par les gens qui vivent sur les frontières, ils n’ont pas d’appartenance définitive, pour moi l’identité est une cage, c’est vrai qu'elle vous protège mais en même temps c’est un grand piège. Je suis intéressé par les personnages qui sortent de leur cage pour explorer le monde.

Résumé de l'éditeur

Alors que le journaliste Enzo Laganà savoure la perspective de vacances romantiques dans les cimes piémontaises, l’annonce du viol d’une adolescente de quinze ans par deux Roms enflamme la cité turinoise. Aussitôt, une haine anti-Roms s’exprime et se déchaîne sans complexe, attisée par une presse à charge. Missionné par sa direction pour couvrir l’événement, Enzo emploie tous les subterfuges dont il a l’art pour remonter à la source de l’affaire et en découvrir les ficelles. Au cours de son investigation, il croise la route d’une Rom blessée pour avoir arraché des flammes un enfant victime d’une opération punitive maquillée en retraite aux flambeaux.
Rumeurs insidieuses, jeux de miroirs et faux-semblants : Amara Lakhous confronte avec acuité nos sociétés occidentales à leur hypocrisie. Dès lors que la vie d’un être humain vaut moins que celle d’un chien, et que l’on condamne aveuglément le prétendu “voleur de poules” en laissant le libéralisme broyer en masse les petits épargnants, le romancier fourbit ses armes et nous pique au vif avec celle de l’humour.

J’aime les titres à rallonge car je m’inspire beaucoup de la comédie italienne, je suis plus influencé par le cinéma italien des années 50/60 -notamment Fellini-, que par la littérature.

Chroniques
6H25
2 min
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