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Jane Fonda et Roger Vadim en 1967

Clément Ghys : "Les années 60 prétendaient être heureuses, oubliaient la guerre d’Algérie et créaient des marionnettes magnifiques et jouisseuses comme Roger Vadim"

20 min

Clément Ghys, journaliste de cinéma, retrace l’itinéraire de Roger Vadim, personnage clé dans le développement de la Nouvelle Vague, dans un texte intimiste sur la quête de bonheur et le lent délitement d’un être qui dessina une culture pop à la française mais dont le cinéma fut oublié.

Jane Fonda et Roger Vadim en 1967
Jane Fonda et Roger Vadim en 1967 Crédits : ©Archivio Cameraphoto/leemage - AFP

Aujourd'hui, lundi livre dans Paso Doble, avec :

Clément Ghys, journaliste et écrivain, pour Vadim, le plaisir sans remords, aux éditions Stock.

Quand j’évoquais le nom de Roger Vadim, on me répondait toujours « quel personnage ! ». Ces réactions autour de moi disaient quelque chose, ce nom avait une résonnance pour les gens de la génération de mes parents, mon père se souvenait de tous les scandales qu’avait provoqués Vadim… J’ai pris conscience qu'il avait été un phénomène énorme, les chiffres d’entrée pour ses films sont gigantesques ce qui montre la dimension populaire et pop de cet homme.

Résumé de l'éditeur

Le nom de Roger Vadim est associé à des films, Et Dieu créa…la femme, Les Liaisons dangereuses 1960 ou Barbarella, et surtout à des actrices, Brigitte Bardot, Catherine Deneuve, Jane Fonda… Ces femmes, il les a aimées et propulsées vers la célébrité. Avec elles, le réalisateur a choqué la morale de l’Europe de l’après-guerre, ouvert la voie à la Nouvelle Vague, incarné une dolce vita à la française et imaginé un érotisme populaire aujourd’hui suranné.
De l’effervescence de Saint-Germain-des-Prés aux plages de Saint-Tropez, des plateaux de tournage romains à Malibu, Vadim s’est inventé un destin avec désinvolture, croisant Brando, Sagan, Mitterrand, Godard, Warhol…
Clément Ghys raconte ce personnage romanesque né en 1928, mort en 2000. Avec un regard contemporain, il interroge notre nostalgie pour une époque où le plaisir se vivait sans remords. Un portrait intime.

On se penche souvent sur des époques bénies et on évoque beaucoup l'imagerie pop mais qu’était vraiment la France pop ? Vadim a dessiné les contours d’une culture pop à la française, qu'en reste-t-il aujourd'hui ?

Roger Vadim avec sa deuxième épouse Annette Stroyberg et leur fille Nathalie en 1958
Roger Vadim avec sa deuxième épouse Annette Stroyberg et leur fille Nathalie en 1958 Crédits : ©Farabola/Leemage - AFP

La chronique d'Oriane Jeancourt, rédactrice en chef du magazine Transfuge

Au menu de ce mois-ci, Transfuge se penche sur les films attendus au Festival de Cannes et évoque également l'arrivée prochaine de la saison 5 de la série Netflix House of cards et se demande si elle est la série emblématique de l'ère Trump…

C’est très étonnant qu’une série aussi noire, aussi shakespearienne, aussi fondamentalement pessimiste sur le pouvoir ait été créée sous Obama.

Oriane Jeancourt

Chroniques

6H25
2 min

Les Émois

Ardenne, d'un monstre l'autre.

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