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Planche de "Jamais deux sans trois" de Floc’h et Jean-Luc Fromental

Floc’h et Jean-Luc Fromental : "Nous partagions une passion commune pour «Betrayal» d’Harold Pinter, intriguant pour les gens qui pratiquent la narration…"

20 min

« Jamais deux sans trois » (1991) est une BD de Floc’h et Jean-Luc Fromental qui reparaît dans une version remaniée par son changement de format, apportant une relecture à cette oeuvre inspirée d'une pièce d'Harold Pinter et mettant en lumière la complicité de deux artistes à l'oeuvre.

Planche de "Jamais deux sans trois" de Floc’h et Jean-Luc Fromental
Planche de "Jamais deux sans trois" de Floc’h et Jean-Luc Fromental Crédits : Dargaud

Aujourd'hui, vendredi BD dans Paso Doble, avec :

Floc’h, illustrateur, écrivain et auteur de BD, et Jean-Luc Fromental, scénariste, pour Jamais deux sans trois, aux éditions Dargaud.

Dans la BD, j’ai toujours détesté ces cases complètement crétines, j’ai toujours considéré que les cases devaient être au contraire comme un écran de cinéma, qu'elles ne devaient pas bouger pour qu’on puisse rentrer dans l’image, comme le faisait Jijé.

Floc’h

Résumé de l'éditeur

Seul album de Floc'h sans Olivia Sturgess et Francis Albany, Jamais deux sans trois, scénarisé par Jean-Luc Fromental, est un hommage non déguisé aux grands chefs-d'oeuvre hollywoodiens des années quarante. Deux gentlemen, parangons de l'élégance new-yorkaise, se disputent une femme, épouse de l'un et maîtresse de l'autre... à moins que ce ne soit l'inverse. Marivaudage à la Lubitsch, sommet d'un chic intemporel qui cache sous des dehors somptueux une réjouissante immoralité, cette oeuvre remarquable mérite pleinement d'être redécouverte.

Planche de "Jamais deux sans trois" de Floc’h et Jean-Luc Fromental
Planche de "Jamais deux sans trois" de Floc’h et Jean-Luc Fromental Crédits : Dargaud
Planche de "Jamais deux sans trois" de Floc’h et Jean-Luc Fromental
Planche de "Jamais deux sans trois" de Floc’h et Jean-Luc Fromental Crédits : Dargaud

Ce qu’on a repris dans le cinéma d'Ernst Lubitsch, qu’on adorait, c’était la capacité à faire de Cary Grant un vagabond ou un héritier, de jouer avec les classes sociales sans avoir les enjeux qui sont maintenant, assez légitimement d’ailleurs, quasi politiques. C’était « pré-Ken Loach » comme raisonnement de notre part ! On s’en foutait que ça se passe dans un milieu huppé, nous voulions jouer avec des clichés, c’est une fable.

Jean-Luc Fromental

Planche de "Jamais deux sans trois" de Floc’h et Jean-Luc Fromental
Planche de "Jamais deux sans trois" de Floc’h et Jean-Luc Fromental Crédits : Dargaud
Planche de "Jamais deux sans trois" de Floc’h et Jean-Luc Fromental
Planche de "Jamais deux sans trois" de Floc’h et Jean-Luc Fromental Crédits : Dargaud

Je travaille comme un jazzman : j’ai un instrument, l’écriture, et je m’associe avec des musiciens que j’admire et dont j’aime le riff, ensemble on fait des choses qui relèvent de la musique de chacun mais qui offre une musique nouvelle. Mon plaisir est de me rapprocher de gens dont je connais l’univers, qui m’inspirent… Avec Floc’h, on s’est rencontrés extrêmement jeunes, on a eu une vie amicale dense et nous nous sommes influencés l’un l’autre.

Jean-Luc Fromental

Chroniques

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2 min

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Bibliographie

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