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Image du film "Corporate" de Nicolas Silhol

Nicolas Silhol : "Je suis nourri par les polars sociaux américains des années 70 incarnés par Sidney Lumet"

19 min

Nicolas Silhol signe un premier long-métrage engagé qui questionne, à travers la forme d'un polar social contemporain, la place du travail dans nos vies et s'intéresse aux questions juridiques qui cherchent à démontrer un lien de causalité entre la mort d’un salarié et ses conditions de travail...

Image du film "Corporate" de Nicolas Silhol
Image du film "Corporate" de Nicolas Silhol Crédits : © Claire Nicol

Aujourd'hui, dans Paso Doble :

Nicolas Silhol, réalisateur du film Corporate, en salles le 5 avril.

Il n’y a pas tant de films que ça sur le travail, pourtant il occupe une place importante dans nos vies… Je suis intéressé par les rapports humains en entreprise depuis longtemps, mon père est consultant en ressources humaines donc j’étais prédisposé à m’intéresser à ce sujet-là, je voulais donc faire un film qui parle du travail et de sa place dans nos vies.

Synopsis

Emilie Tesson-Hansen est une jeune et brillante responsable des Ressources Humaines, une “killeuse”. Suite à un drame dans son entreprise, une enquête est ouverte. Elle se retrouve en première ligne. Elle doit faire face à la pression de l’inspectrice du travail, mais aussi à sa hiérarchie qui menace de se retourner contre elle. Emilie est bien décidée à sauver sa peau. Jusqu’où restera-t-elle corporate ?

J’ai fourni un travail d’enquête important notamment au contact des inspecteurs du travail, c’était leur prisme qui m’intéressait le plus, les questions juridiques comme celle qui cherche à démontrer un lien de causalité entre la mort d’un salarié et ses conditions de travail.

Image du film "Corporate" de Nicolas Silhol
Image du film "Corporate" de Nicolas Silhol Crédits : © Claire Nicol
Image du film "Corporate" de Nicolas Silhol
Image du film "Corporate" de Nicolas Silhol Crédits : © Claire Nicol

Je suis nourri par les polars sociaux des années 70 du cinéma américain, incarnés par Sidney Lumet, et ce film, de manière très modeste, je l’inscris dans cette veine : un ancrage très fort dans une réalité et en même temps la construction d’une figure de héros. Ce qui me porte c’est la façon dont la fiction vient proposer des héros dans un contexte très documenté et très ancré dans le réel, ce film, encore une fois très modestement, s’inscrit dans la lignée des Serpico ou Prince of the city : comment un personnage qui appartient à un système s’inscrit un moment donné en rupture contre celui-ci, je trouve ça édifiant pour les spectateurs, on a besoin de pouvoir s’inspirer de héros qui disent « non » et se positionnent contre un système.

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