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Diarietou Keita & Dieudonné Niangouna

Christian Schiaretti, Diarétou Keita et Dieudonné Niangouna - Césaire et Labou Tansi, le théâtre décolonisé

56 min
À retrouver dans l'émission

A la table de Ping Pong ce soir Christian Schiaretti qui met en scène "la tragédie du roi Christophe" au théâtre des Gémeaux à Sceaux et Dieudonné Niangouna et Diarétou Keita pour « Antoine m’a vendu son destin, sony chez les chiens » du 21 février au 18 mars au théâtre de la colline

Diarietou Keita & Dieudonné Niangouna
Diarietou Keita & Dieudonné Niangouna Crédits : Martin Quenehen

T H E A T R E : "La tragédie du roi Christophe" du 22 fevrier au 12 mars 2017 - THEATRE DES GEMEAUX - SCEAUX

La pièce s’ouvre sur un combat de coqs, réjouissance populaire haïtienne. Puisque les politiciens se querellent comme des coqs, le peuple s’amuse à les personnifier : l’un représente Alexandre Pétion, l’autre Henri Christophe. En 1806, ces deux hommes se disputent la succession du régime tyrannique de Dessalines. Christophe l’emporte. Le Sénat lui propose le titre de Président de la République et lui tend la nouvelle constitution. Christophe, qui la juge vidée de sa substance, la repousse et fonde un royaume au nord du pays. Pour redonner à Haïti son unité, ne vaut-il mieux pas qu’un seul homme incarne le pouvoir, gage absolu de sa stabilité, de sa fermeté et de son amour du peuple ? L’idée séduit et une cour se constitue aussitôt autour du nouveau roi. On verra comment l’homme qui a fait chuter le dictateur, une fois au pouvoir, commet des actes intransigeants.

Fable politique, cette pièce se penche sur un passé qui regorge d’échos à notre présent : comment ne pas reconnaitre, derrière ces hommes qui conservent les noms légués par leurs anciens despotes, les souffrances d’un monde encore malade ? Césaire entrechoque dans un même souffle l’échec d’un roi et le devenir d’un pays, les contradictions d’un homme et l’élan lyrique d’une dignité retrouvée.

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T H E A T R E : Dieudonné Niangouna « Antoine m’a vendu son destin, sony chez les chiens » du 21 février au 18 mars au Théâtre de la Colline

« Je voudrais enfoncer en chaque mot la douleur de ces hommes vivants sous les griffes d’un siècle qui bâcle ces espérances et qui entretient avec l’avenir des relations de panique »

Cette phrase de Sony Labou Tansi qui ouvre la préface de Antoine m’a vendu son destin m’a toujours incitée à livrer cette chose aux spectateurs comme une soif d’inventer l’espoir . Mais l’inventer les dents serrées en plongeant courageusement dans l’abime. La mise en abime s’est toujours imposée à moi comme ultime façon d’interroger la fiction par le vécu la fable par la réalité le théâtre par l’expérience.

Trois textes constituent cette forme à l’image d’un triangle : Antoine chez les chiens qui répond post-mortem à ce personnage avec ses hauts fulgurants et ses bas tapageurs, Antoine m’a vendu son destin qui est la racine principale de ce projet -le coeur de la bête dans toute son hégémonie politique-, et enfin Sony chez les chiens qui questionne l’écrivain dans son rôle face à l’histoire. Si le premier texte fait une adresse directe vers Antoine, les deux autres s’imbriquent et se répondent en une sorte de dialogue parallèle, entre l’œuvre et son auteur disparu il y a vingt et un ans.

Cette alchimie permet de réactualiser l’histoire et rend compte de l’acte en notre temps, en un théâtre qui revendique l’engagement au centre de la matière. « L’espoir en nous se confond avec la force d’affirmer la meilleure part de l’homme –l’affirmer les dents serrées-, l’entêtement de défendre cette part là contre l’arrogance et la barbarie. Le temps de changer de regard, le temps de changer de rêve est aujourd’hui. » C’est sur cet engagement de Sony Labou Tansi que je me permet ici de répondre au désenchantement d’un système qui a longtemps prôné une fatalité à laquelle ma génération est issue mais qui aujourd’hui veut rêver d’un autre rêve en criant : ÇA SUFFIT! La vérité de ce cri n’appartient qu’au poème rêvé. Et donc le temps pour moi de partager cette question : De quel poème rêves-tu ? Afin de trouver le quatrième côté du triangle... - Dieudonné Niangouna-

« Antoine m’a vendu son destin, sony chez les chiens » Dieudoné Niangouna
« Antoine m’a vendu son destin, sony chez les chiens » Dieudoné Niangouna Crédits : Théâtre de la Colline

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