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David B. & Marianne Rubinstein

David B. & Marianne Rubinstein - Géopolitique complexe et ligne claire

55 min
À retrouver dans l'émission

A la table ce soir Marianne Rubinstein, écrivaine qui signe " Detroit, dit-elle" aux éditions Verticales et l'auteur de dessinateur de bande dessinée David B. pour "Les meilleurs ennemis : Une histoire des relations entre les Etats-Unis et le Moyen Orient – Tome 3" chez Futuropolis.

David B. & Marianne Rubinstein
David B. & Marianne Rubinstein Crédits : Martin Quenehen - Radio France

B D : "Les meilleurs ennemis : Une histoire des relations entre les Etats-Unis et le Moyen-Orient / *__[_Tome 3 1984-2013\](http://www.futuropolis.fr/fiche_titre.php?id_article=790584)_[\*](http://www.futuropolis.fr/fiche_titre.php?id_article=790584)" Dessins : David B. // Texte : Jean-Pierre Filiu - Editions Futuropolis

De la crise du Koweït en 1990 aux conflits actuels, notamment en Syrie. Raconter en bande dessinée les relations difficiles entre le Moyen-Orient et les Etats-Unis, tel est le pari audacieux de cette fresque signée du spécialiste de l’Islam contemporain, le professeur Jean-Pierre Filiu et le dessinateur David B.

David B. et Jean-Pierre Filiu nous remémorent l’action des quatre derniers présidents des Etats-Unis. George Bush, puis son fils George W. Bush, tous deux Républicains. Bill Clinton et Barak Obama, deux candidats Démocrates élus.Ces quatre locataires de la Maison blanche, ont tous été tout à tour l’homme le plus puissant du monde, mais tous ont pourtant été incapables de se libérer de leurs « meilleurs ennemis ». Clinton, au pouvoir de 1993 à 2001 aura préservé l’héritage laissé par son prédécesseur, G. Bush, un « Nouvel Ordre mondial » débarrassé de l’Union Soviétique et ancré dans le monde arabe. « W », en revanche, balayera entre 2001 et 2009 cette construction pour ancrer une « guerre globale contre la terreur » qui a nourri le djihadiste en Irak, et au-delà, ouvrant la voie à Daech et à son bien mal nommé « État islamique ». C’est cette histoire que ce troisième volet nous conte, jusqu’à la présidence d’Obama, élection en janvier 2009 qui a suscité tant d’espoirs au-delà des seules frontières américaines, avant d’alimenter le chaos au Moyen-Orient. De la grande Histoire à la petite anecdote, les auteurs retracent le fil d’une relation délicate dont les conséquences animent continuellement l’actualité internationale. Fondée sur une documentation précise, la série Les Meilleurs ennemis, uniformément en noir & blanc est un rare essai historique dessiné, au trait simple et précis. David B., dessinateur français à la personnalité graphique appuyée, est connu pour son dessin expressif et dynamique, héritier des expressionnistes. Épousant le récit captivant et limpide du Professeur Filiu, il devient maitre de l’évocation, résumant parfois des années de conflits en une seule case, épousant le récit émérite et dynamique de l’historien Jean-Pierre Filiu au talent de synthèse et qui sait l’art de mettre en perspective passé et présent.

Les meilleurs ennemis
Les meilleurs ennemis Crédits : Jean-Pierre Filiu - David B // Futuropolis - Radio France

R E C I T : "Detroit, dit-elle" de Marianne Rubinstein - Editions Verticales

«Parce que le monde me semblait de plus en plus incompréhensible, j’ai décidé de partir pour Detroit (Michigan), symbole de l’ancien capitalisme industriel, mais aussi du nouveau dans ses folies et ses dérèglements (crise des subprimes, désertification urbaine, problèmes écologiques, discriminations, ultra-violence, etc.). Là-bas, j’ai vu les maisons éventrées, les usines et les écoles murées, j’ai écouté des récits de vie, noué des amitiés profondes. C’était aussi pour moi une façon de clore une période de deux ans et demi d’intimité avec le cancer, les opérations, la chimiothérapie. De fait, au fur et à mesure que l’écriture avançait, tout s’est mis à faire écho : mon corps, la ville, le monde. Nous nous trouvions dans un passage étroit et périlleux, un détroit en somme. Nous étions dans une économie de la survie.» M. R.

Ce récit documentaire et intimiste commence par interroger les dérèglements du capitalisme comme une pathologie en perpétuelle mutation, suscitant parfois par lui-même ses antidotes, et finit par envisager les possibilités — à Detroit et dans le propre corps de l’auteure — de la reconstruction d’un tissu social plus équitable et d’une identité personnelle désirable. -Présentation de l'éditeur-

Detroit, dit-elle
Detroit, dit-elle Crédits : Marianne Rubinstein // Verticales - Corbis

D I S Q U E D U J O U R : Danny Brown Titre : Pneumonia Album : Atrocity Exhibition

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