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Sabri Louatah et Gérard Noiriel

Gérard Noiriel & Sabri Louatah - Histoire de Chocolat et fiction identitaire

50 min
À retrouver dans l'émission

Au programme de Ping Pong ce soir "histoire de Chocolat et fiction identitaire" avec l’historien Gérard Noiriel commissaire de l’Exposition "On l'appelait Chocolat » à la Maison des Métallos à Paris et Sabri Louatah pour le dernier tome de sa tétralogie « Les sauvages » aux éditions Flammarion.

Sabri Louatah et Gérard Noiriel
Sabri Louatah et Gérard Noiriel Crédits : Martin Quenehen - Radio France

ACTUALITES : 

>>> Exposition On l'appelait "Chocolat", sur les traces d'un artiste sans nom du 3 au 28 février à la Maison des Métallos à Paris.

Au cours de ces recherches, l’historien Gérard Noiriel, commissaire de l’exposition, a rassemblé une importante documentation iconographique sur le destin singulier de Rafael, un jeune esclave cubain vendu à un marchand espagnol, qui est devenu à la fin du XIXe siècle le premier artiste noir ayant connu la célébrité en France. Rafael arrive en Europe à l’âge de dix ans. Il n’a pour seul bagage que les gestes qu’il a appris quand il était enfant en regardant les esclaves noirs qui dansaient sur le port de la Havane.Un jour qu’il danse dans un bar, il est repéré par un célèbre clown anglais, qui l’emmène à Paris. Nous sommes en 1886. La plupart des Français n’ont encore jamais vu de noirs. Quelques entrepreneurs de spectacle exploitent la curiosité du public en exhibant des « sauvages » aux Folies Bergères ou au jardin d’acclimatation. En France, on se moque de lui. On le surnomme « Chocolat ». Rafael serre les dents et transforme son « handicap » en atout. Puisqu’il fait rire, il deviendra clown ! En 1888, il triomphe au Nouveau-Cirque dans La Noce de Chocolat. À la fois clown, danseur, chanteur, il est le roi des nuits parisiennes. Toulouse Lautrec fait son portrait ; il est filmé par les frères Lumière. Son personnage inspire les écrivains, les publicitaires, les fabricants de jeux, de jouets et de marionnettes. Des affiches, photographies, extraits de journaux et de films, caricatures, images publicitaires, documents sonores qui constituent autant de documents exceptionnels seront présentés pour la première fois au grand public dans cette exposition. En suivant l’histoire de Chocolat, il s’agit aussi de rappeler le rôle précoce qu’a joué la culture des esclaves afro-américains dans le spectacle vivant en France.

Chocolat
Chocolat Crédits : BNF - Maxppp

>>> Cinéma : "Chocolat" un film de Roschdy Zem en salle le 3 février

Avec Omar Sy, James Thierrée, Clotilde Hesme...**

Synopsis :** Du cirque au théâtre, de l'anonymat à la gloire, l'incroyable destin du clown Chocolat, premier artiste noir de la scène française. Le duo inédit qu'il forme avec Footit, va rencontrer un immense succès populaire dans le Paris de la Belle époque avant que la célébrité, l'argent facile, le jeu et les discriminations n'usent leur amitié et la carrière de Chocolat. Le film retrace l'histoire de cet artiste hors du commun. 

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LE DISQUE DU JOUR : 

Artiste : Christine Salem - Album :  Larg Pas Lo Kor - Titre : Dada

Parfois, un artiste fait ce qu’il veut. Dans l’histoire de la musique, cela donne des albums solo venant après une vie de groupe, des échappées acoustiques, des expériences autarciques, des moments d’apesanteur. Chez Christine Salem, c’est Larg pa lo kor.

« J’avais envie d’aller au bout de mes envies », avoue-t-elle avec une limpide sincérité. Cette envie de ses envies, c’était par exemple de composer à la guitare ou au piano, d’aller vers le blues, la chanson, la parole, la mélodie, l’harmonie. De laisser derrière elle toute habitude, tout devoir, toute obligation.

Pourtant, elle est une des voix les plus reconnues du maloya de la Réunion, une musicienne qui souligne avec une vigueur saisissante les racines malgaches ou comoriennes de sa culture. Et, pour son sixième album, elle a voulu travailler autrement. « Je n’ai pas de « vraie » formation musicale, je ne sais pas lire la musique, je joue d’oreille. Et, quand on reste dans la tradition, on respecte instinctivement un certain nombre de choses. Alors, quand mes musiciens – qui connaissent beaucoup mieux la musique que moi – me disaient « d’habitude, on ne joue pas ça comme ça », je leur disais : « Non, on ne retourne pas là-bas, on reste ici ! »

Cet « ici » tout neuf de Christine Salem est une musique à la fois enracinée et libre, aussi intérieure que généreuse, résolument ouverte et sereinement idiosyncrasique. - Présentation du label-

Christine Salem - Larg pa lo kor
Christine Salem - Larg pa lo kor Crédits : Christine Salem - Zamora éditions - Radio France

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Chroniques

19H30
5 min

Le Journal de la culture

Le Journal de la culture : Mercredi 3 février 2016

Bibliographie

Intervenants
  • Historien, directeur d'études à l’EHESS, spécialiste de l’immigration et de l’histoire de la classe ouvrière.
  • écrivain
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