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La fureur de dire, autour de Raymond Carver et John Giorno

48 min
À retrouver dans l'émission

Par Emilie Chaudet et François Angelier
En contrechamps à la déferlante lyrique, à l’exhibitionnisme incantatoire et à l’avant-gardisme formel de John Giorno, l’homme de la cité sans voile et des nuits électriques, le monde de Raymond Carver qui, d’origine provinciale et ouvrière, mort à 50 ans, en 1988, après s’être voulu et fait écrivain avec une énergie démentielle, au vif d’une vie une vie longtemps marquée par l’alcoolisme et l’errance, nous laisse les plus beaux haikus de la littérature américaine et des nouvelles qui le firent surnommer, à sa mort, le Tchekov américain. L’homme qui a reçu Carver, un jour de pluie, à New york, comme un goutte glacée dans le col ou une tuile sur la tête, son éditeur Olivier Cohen est avec nous, nous lui souhaitons la bienvenue au micro de ping pong.

956 70-32, indicatif 212. C’est un numéro vert qui a réinventé le poème, sa façon de le dire surtout celle de le recevoir. Une ligne qui a reçu plus d’un million d’appels rien que dans les 5 premiers mois de son lancement. Ce Dial a poem system, que l’on pourrait traduire par le système « Appelle un poème », c’est John Giorno qui l’invente, un jour de janvier 1968, en se disant, je le cite "A l'époque, avec la guerre, la répression et tout ça, nous pensions que c'était un bon moyen d'atteindre les gens", alors avec sa bande, de William Burroughs à Patti Smith en passant par Franck O Hara, Allen Ginsberg, John Cage. Tout ce new york aux acides du Chelsea Hotel se retrouve au bout du fil pour dire à qui veut les entendre, douze nouveaux poèmes chaque jour. Aujourd’hui, le poète John Giorno vient de fêter ses 79 ans, aime encore à déclarer qu’il adore fumer de l’herbe dans les toilettes des trains français, ou que l’on devrait donner de la drogue aux enfants dans les écoles pour stimuler leur imagination.. se retrouve au centre d’une exposition au Palais de Tokyo, conçue par son propre amant, le plasticien suisse Ugo Rondinone, une exposition en forme de déclaration graphique: I love John Giorno. Et celle qui accompagne le couple dans parmi ces archives, les vers, les images et les sons, c’est une commissaire passionnée de littérature américaine. A 32 ans, elle a dirigé, organisé des expositions entre New York, Dallas, Paris, Montreuil et Saint-Etienne, elle a collaboré avec des artistes comme Pierre Huygues ou Jean-Luc Moulène, bienvenue Florence Ostende.

Florence Ostende et Olivier Cohen
Florence Ostende et Olivier Cohen Crédits : Radio France
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