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Halory Goerger & Maud Le Pladec

Maud Le Pladec & Halory Goerger - Danse casquée et musique mentale

56 min
À retrouver dans l'émission

A la table de ping pong ce soir, la danseuse et chorégraphe Maud Le pladec pour "Moto-cross" dans le cadre de la biennale de danse du Val de Marne et Halory Goerger, metteur en scène et comédien pour "For Morton Feldman-Etude" les 11 et 12 mars à la Pop à Paris.

Halory Goerger & Maud Le Pladec
Halory Goerger & Maud Le Pladec Crédits : Martin Quenehen

T H E A T R E / C O N F E R E N C E : « For Morton Feldman - Etude » de Halory Goerger les 11 et 12 mars à la POP à Paris.

Quand travailler, c’est produire une œuvre, toutes les méthodes se valent. Pour obtenir la concentration nécessaire à la création, la musique peut être un catalyseur puissant. Lorsque l’enjeu n’est plus d’écouter, le statut de la musique change. Elle devient musique de confort.

Pour certains, ce seront les variations Goldberg, dont la rigoureuse douceur ne heurte pas le travail d’élaboration intellectuelle. D’autres auront besoin d’Iggy Pop à fort volume pour chasser le réel comme on chasse les mouches. Morton Feldman, quant à lui, a parfois décrit sa musique comme une «stase vibratoire».

La pièce que nous souhaitons créer voudrait matérialiser au plateau cet état, et élever le niveau d’écoute du public jusqu’à la disponibilité mentale qui permet une activité créatrice.

Si nous sommes une espèce musicale, et que notre cerveau se nourrit de son, y a-t-il des superaliments musicaux ? - Extrait du communiqué de presse-

T O U R N E E :

"Il est trop tôt pour un titre" le 21 mars à Pordic, « Germinal » du 21 au 23 mars à Sénart, les 27 et 28 avril à Valenciennes (59), « Corps diplomatique » les 23 24 25 mars à St-Quentin en Yvelines. Retrouvez toutes les dates de tournée sur le site de Halory Goerger.

D A N S E : "Moto-cross" de Maud Le Pladec - les 30 et 31 mars dans le cadre de la biennale de danse du Val de Marne à La Briqueterie à Vitry-sur-Seine

« Enfant, je danse sur les musiques pop de la disco-mobile de mon père, je suis peinte en tutu rose sur la portière de sa camionnette, je cours de galas en compétitions de moto-cross, mon père aime la danseuse qu’il a fait peindre sur sa camionnette et j’aime que mon père l’aime. Mais je sais déjà que je ne deviendrai jamais la danseuse en tutu rose peinte sur le C35 et pourtant c’est bien grâce à elle que je suis devenue l’interprète que je suis aujourd’hui ». Maud Le Pladec

Le projet MOTO-CROSS trouve sa source dans cette parabole – cette danseuse en tutu que la chorégraphe n’est jamais devenue – pour mieux interroger des questions liées à la transmission, l’héritage et la construction sociale. Maud Le Pladec interprète un solo

partant de son propre récit de vie et de danseuse. Cette autofiction traite ainsi de la question de la mémoire, de la disparition et de l’émancipation sociale et intellectuelle. Mais aussi de la « culture pop » (ou « pop culture ») terme désignant un courant contestataire de la fin des années 50 dans l’art et dans la musique.

D A N S E : "Concrete" de Maud Le Pladec, le 24 mai à la Maison de la Culture de Bourges.

Concrete est un O.V.N.I. artistique qui mêle l'intensité du rock, l'énergie da la danse aux lumières stroboscopiques tout en gardant la précision d'écriture de la musique classique. Décoiffant !

La chorégraphe rennaise Maud Le Pladec centre sa démarche artistique sur l’interaction entre la lumière, le son et le mouvement afin que les corps fassent entendre la partition musicale.

Concrete est le dernier volet d’une trilogie To Bang On A Can qui emprunte quasi littéralement son titre à l’ensemble musical américain Bang On A Can, collectif fondé en 1987 par trois compositeurs américains : David Lang, Julia Wolfe et Michael Gordon.

Pour ce dernier opus, Maud Le Pladec a choisi la partition culte de Michael Gordon, Trance. Cette musique post‑minimaliste puissante et envoûtante, oscillant entre harmonie et dissonance, est jouée en direct par l’ensemble Ictus, codirigé par Tom Pauwels et le pianiste Jean‑Luc Plouvier.

Interprétée par neuf musiciens, l’œuvre rassemble l’énergie et l’intensité du rock, utilise les technologies et instruments de la pop musique tout en conservant la précision d’écriture de la musique classique. Sylvie Mélis propose une création originale en écrivant une partition lumière qui dialogue et se confronte avec celles de la danse et de la musique. Sous les effets des lumières stroboscopiques, les cinq danseurs‑chanteurs évoluent au ralenti ou par accélérations puis littéralement possédés par la musique, disloquent leurs corps en une transe collective ensorcelante.

Un opéra punk rock qui décoiffe !

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