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Jean Bellorini, Jeanne  Candel & Samuel Achache

Samuel Achache, Jeanne Candel et Jean Bellorini - Orféo/Karamazov : entre artisanat furieux et lyrisme poétique.

54 min
À retrouver dans l'émission

A la table ce soir, des metteurs en Scène ! Jeanne Candel et Samuel Achache d'un côté qui adaptent Orfeo le célèbre opéra de Monteverdi jusqu'au 5 février aux Bouffes du Nord, de l'autre Jean Bellorini pour "Karamazov" jusqu'au 29 janvier au CND de Saint Denis puis en tournée.

Jean Bellorini, Jeanne  Candel & Samuel Achache
Jean Bellorini, Jeanne Candel & Samuel Achache Crédits : Martin Quenehen - Radio France

T H E A T R E : "Karamazov" d'après les frères Karamazov de Dostoïevsi - Mise en scène Jean Bellorini - du 5 au 29 janvier au CDN de Saint-Denis puis en tournée*

On compare parfois la cruauté de l’homme à celle des fauves, c’est faire injure à ces derniers. Fédor Dostoïevski

Les Frères Karamazov est un roman réunissant intrigue policière, histoires d'amour et exposés métaphysiques. Les personnages inoubliables, déchirés par leurs conflits intérieurs, recherchent une vérité qui n'a rien à voir avec une quête de la raison.

Il y a les fils légitimes, brillants de passion et de questions : Dimitri l’amoureux passionné, Ivan le philosophe, Aliocha le mystique. Face à eux se place le bâtard, Smerdiakov, cynique et haineux, dégoûté par sa condition de domestique. Au hasard de la vie, ces quatre frères se retrouvent dans la ville paternelle et se construisent tant bien que mal, entre amour et abjection filiale. En proie aux questionnements de la vie, de la chair et de la foi, ils se heurtent à un père bouffon et jouisseur, face auquel aucune de leur ligne de vie ne tient. Le meurtre, qui fait vriller le roman philosophique en roman policier, met cette fratrie tourmentée face à la question de la responsabilité. Qui est coupable, celui qui porte le coup, ou celui qui n'empêche pas que le coup soit porté ?

Après avoir récemment travaillé à partir de matériaux théâtraux (La Bonne Âme du Se-Tchouan de Bertolt Brecht, Liliom ou La Vie et la mort d’un vaurien de Ferenc Molnár,Cupidon est malade de Pauline Sales), Jean Bellorini reprend son exploration d’œuvres littéraires narratives en s’emparant de l’ultime chef-d’œuvre de Fédor Dostoïevski. Entouré de sa troupe de comédiens-musiciens-chanteurs, rejoint par de nouveaux artistes, accompagné de Camille de La Guillonnière pour l’adaptation et en collaboration avec le traducteur André Markowicz, il souhaite rendre toute la force poétique et lyrique de l’œuvre.

Et nous tous, les Karamazov, on est comme ça, dans toi aussi, dans l’ange, il y a un insecte qui vit, et qui fait naître des tempêtes dans ton sang. C’est des tempêtes, parce que la sensualité, c’est une tempête ! La beauté, c’est une chose terrifiante et affreuse ! Fédor Dostoïevski, Les Frères Karamazov (traduction André Markowicz)

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O P E R A : "Orféo, je suis mort en Arcadie" d'après l' "Orféo" de Monteverdi et d'autres matériaux - Mise en scène : Samuel Achache & Jeanne Candel - Direction musicale : Florent Hubert - du 17 janvier au 5 février aux Bouffes du Nord

Après Le Crocodile trompeur d’après Didon et Énée de Purcell, Samuel Achache, Jeanne Candel et Florent Hubert s’emparent de l'un des plus vieux des opéras. L’Orfeo de Monteverdi est aujourd’hui le lieu de leur « artisanat furieux » au sein duquel toutes les strates du mythe comme de la partition sont repensées.

Orphée voit disparaître deux fois la femme qu'il aime. Une première fois mordue par un serpent, une seconde fois renvoyée à nouveau et définitivement dans les enfers par le regard de son amant. Orphée, par son chant, a le pouvoir d'enchanter les bêtes sauvages, d'amadouer les dieux, mais surtout de créer et de transformer les espaces, les lieux, les montagnes, les forêts dans notre imaginaire.

L’Orfeo est considéré comme le premier opéra. L’Orfeo est le lieu de notre « artisanat furieux », le grand fond sous-marin dans lequel nous plongeons. C'est une immersion dans différents langages qui racontent les étapes,les pauses, les paliers et les transformations intérieures d'Orphée. Nous cherchons à passer d'un monde à l'autre, à glisser du profane au sacré, à faire co-exister le bruit de la vie et la clarté de la mort, la puissance du mythe et la physicalité de la musique. Rien n'est sûr, tout peut se convertir en son contraire. Samuel Achache et Jeanne Candel

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