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 la future Cité du Cinéma, une ancienne centrale thermique EDF désormais vouée au 7e art

Les formations en cinéma : nécessaires mais pas suffisantes

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Les 21 et 22 septembre, la Cité du cinéma imaginée par Luc Besson ouvre ses portes à Saint-Denis. A côté des plateaux et bureaux, 2 écoles de cinéma font aussi leur rentrée : l’Ecole de la cité et Louis-Lumière. Si la formation aide en début de carrière, elle n’est pas le seul facteur d'intégration.

 la future Cité du Cinéma, une ancienne centrale thermique EDF désormais vouée au 7e art
la future Cité du Cinéma, une ancienne centrale thermique EDF désormais vouée au 7e art Crédits : Olivier Corsan / Le Parisien - Maxppp

C’est au cœur des plateaux de tournage et des ateliers techniques que Luc Besson a choisi d’installer son Ecole de la Cité. Le producteur et réalisateur a souhaité une formation gratuite, ouverte au plus grand nombre, sans conditions de diplômes. L’établissement accueillera une soixantaine de jeunes, âgés de 18 à 25 ans, sélectionnés sur leur motivation et leur créativité après trois épreuves éliminatoires. Les candidats ont été très nombreux (plus de 2 000) à tenter leur chance.

Joan Borderie a déjà réalisé des courts-métrages, elle fait partie des futurs élèves de l’Ecole de la Cité et explique pourquoi elle a tenté le concours d’entrée :

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Joan Borderie
Joan Borderie Crédits : Isabelle Lassalle - Radio France

Cette formation, avec deux options, scénariste et réalisateur, se veut très pratique, polyvalente et en contact permanent avec les professionnels présents dans les studios de la Cité du cinéma. Mais difficile de connaître le programme pédagogique exact. Car la direction n’a pas accepté de nous rencontrer et la rentrée a été retardée. Cela n’inquiète pas beaucoup ce futur élève, qui voit là une belle opportunité :

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Indispensables : le contact avec les professionnels et le réseau

Sur le site de la Cité du Cinéma, la prestigieuse Ecole Nationale Supérieure Louis-Lumière, anciennement trop éloignée de la capitale et à l’étroit dans ses bâtiments de Noisy-le-Grand, a déjà fait sa rentrée. Elle prépare ses élèves aux métiers de l’image et du son, avec une approche à la fois technique et artistique.

Francine Levy / L'Ecole Louis-Lumière / Sarah Dubien
Francine Levy / L'Ecole Louis-Lumière / Sarah Dubien

Ce déménagement permet de placer les étudiants sur un territoire de production, proche des professionnels. Et pour la directrice de l’école, Francine Lévy, le contact avec les professionnels est primordial :

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Grace à la très bonne réputation de l’école, un étudiant sur deux trouve du travail dès sa sortie. C’est le cas de Sarah Dubien, diplômée en 2010 et qui a enchaîné directement. Elle explique également le rôle essentiel du réseau pour trouver du travail :

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Le réseau s’impose en facteur déterminant, comme en témoignent vos contributions :

C’est également ce que confirme Pascal Stoller, responsable du BTS audiovisuel du lycée Suger à Saint-Denis.

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Pôle emploi spectacle a d’ailleurs bien intégré cette nécessité du réseau comme une composante indispensable dans la recherche de contrats. C’est le un secteur où l’organisme propose aux demandeurs d’emploi des ateliers « réseau ».

Frédéric Goldbronn
Frédéric Goldbronn

En effet, un système de « compagnonnage » existait avant mais aujourd’hui les budgets se réduisent et rendent difficile la formation sur le terrain. D’autre part, les évolutions techniques nécessitent de réelles connaissances. Frédéric Goldbronn détaille les différentes formations possibles, en particuliers celles qui sont moins connues, et leurs caractéristiques :

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Pascal Stoller
Pascal Stoller

De très bons résultats d’intégration avec un BTS, c’est ce que confirme Pascal Stoller, responsable du BTS audiovisuel du lycée Suger : 72% des élèves entrent sur le marché du travail dès l’obtention de leur diplôme.

Toujours à Saint-Denis, à moins d’un kilomètre cinq à vol d’oiseau de la cité du cinéma, le lycée Suger développe depuis de nombreuses années des cursus audiovisuels au sein de son établissement : des sections cinéma audiovisuel sur les années lycée, un pôle photo du CAP au bac professionnel, un BTS audiovisuel, une licence professionnelle et un Greta (en formation continue). Mais pour Pascal Stoller le nombre de formations en cinéma et la reconnaissance des diplômes posent problème :

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Au-delà de la formation et du réseau, le cinéma reste une activité où la composante humaine compte énormément et où la motivation est indispensable. Surtout au début, car les métiers peuvent être fatigants physiquement et les horaires avec de très larges amplitudes. Ce secteur impose un fort investissement personnel, des déplacements fréquents (compliqués à organiser avec une vie de famille) et il implique aussi de savoir gérer des périodes sans travail.

Isabelle Lassalle

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