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"Pleasure", de Ninja Thyberg, nous emmène dans les coulisses de l'industrie pornographique à Hollywood, en salles le 20 octobre

Au Festival de Deauville, dans les coulisses de l’Amérique

58 min
À retrouver dans l'émission

Plan Large en direct de la 47ème édition du Festival du cinéma américain de Deauville, avec les cinéastes Oliver Stone et Ninja Thyberg.

"Pleasure", de Ninja Thyberg, nous emmène dans les coulisses de l'industrie pornographique à Hollywood, en salles le 20 octobre
"Pleasure", de Ninja Thyberg, nous emmène dans les coulisses de l'industrie pornographique à Hollywood, en salles le 20 octobre Crédits : Plattform Produktion - The Jokers Films

C’est bien aux Etats-Unis que nous vous emmenons aujourd’hui, en direct et en public du Festival de Deauville, avec des invités de choix qui tous deux montrent dans leurs films les coulisses parfois sordides de l’Amérique. Le trublion Oliver Stone revient, 30 ans après son controversé et couronné de succès JFK, au meurtre le plus documenté de l’Histoire, et pourtant toujours aussi mystérieux : l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy, un certain 22 novembre 1963. L’éternel outsider et franc-tireur de Hollywood nous raconte comment la déclassification récente de milliers de documents lui a donné matière à confirmer ses affirmations d’alors, dans un documentaire choc présenté à Deauville quelques semaines après sa première cannoise : JFK, l’enquête. 

Nous voici donc dans la situation où l’histoire est encore fausse. L’histoire qu’on apprend aux américains, c’est que c’est un communiste, un homme seul qui a tiré sur le Président et que le nouveau Président Johnson a continué la politique de JFK, par une transition douce. Mais tout ça c’est faux, c’est de la merde. Johnson a tourné le dos à la politique de son prédécesseur. JFK voulait la paix partout dans le monde. Ce qui s’est passé, c’est un coup d’état, fait par la CIA et les services secret car Kennedy était en train de changer les choses. Les conséquences aujourd’hui sont énormes. (…) Pour ce film, je voulais quelque chose de vraiment concret, un documentaire au sens propre du terme, avec des faits.        
Oliver Stone

Lee Harvey Oswald, lors de son arrestation pour le meurtre du Président Kennedy, le 22 novembre 1963. Deux jours plus tard, il sera lui-même assassiné
Lee Harvey Oswald, lors de son arrestation pour le meurtre du Président Kennedy, le 22 novembre 1963. Deux jours plus tard, il sera lui-même assassiné Crédits : Camelot Productions / l’atelier distribution

"Pleasure", ou le sens du regard 

Le Festival du Cinéma Américain, c’est aussi bien sûr une compétition, propice aux belles découvertes. Et c’est une très belle découverte que Pleasure, premier film d’une Suédoise, Ninja Thyberg, mais bien américain, puisqu’il se déroule dans le milieu de l’industrie du cinéma pornographique de Los Angeles. La cinéaste est dans Plan Large, pour nous parler de son contre-champ des images ultraformatées du X, métaphore parfaite de notre monde.

Au début, j’étais très anti-porno, et très radicale. Et puis en étudiant le sujet, je me suis demandée comment ces images forment et transforment notre regard, et surtout dans les questions de genre. J’ai décidé qu’il me fallait faire un court métrage sur le sujet, puis c’est devenu un long métrage. Au début j’avais envie de faire un film sur l’industrie porno, mais de plus en plus c’est devenu un film sur la société en générale. Et je vois ce film aujourd’hui comme une allégorie des structures de pouvoir comme le patriarcat, et quelque part toutes ces règles de pouvoir et de profit peuvent s’appliquer dans n’importe quel univers. C’est un film qui parle de ce que c’est que d’être une femme dans un milieu dominé par les hommes.      
Ninja Thyberg 

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Le journal du cinéma 

Le Festival de film dansés Enlève tes chaussons rouges se déroule du 4 au 12 septembre au cinéma l’Archipel à Paris. 

Rencontre avec le cinéaste Apichatpong Weerasethakul, au cœur de son exposition personnelle Periphery of the Night, à voir jusqu'au 28 novembre à l'Institut d'Art de Villeurbanne, qui représente 20 ans de créations vidéos, dont nombre d’inédits, la périphérie de la nuit, une zone que l’artiste explore sans cesse, et dans laquelle ses spectateurs aiment à se plonger.

Apichatpong Weerasethakul, For Tomorrow For Tonight, 2011
Apichatpong Weerasethakul, For Tomorrow For Tonight, 2011 Crédits : Kick the machine – Apichatpong Weerasethakul

La chronique de Sophie-Catherine Gallet 

En fin d'émission, Sophie-Catherine Gallet nous parle de Mr. Klein, le chef-d’œuvre de Joseph Losey, réalisateur, et d’Alain Delon, star interprète du rôle éponyme et producteur du film, César du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur décor pour Alexandre Trauner en 1977. A l'occasion de son 45ème anniversaire, il fait l'objet d'une ressortie en version restaurée, en coffret Blu-Ray, dans la collection "Make My Day" dirigée par Jean-Baptiste Thoret. Ce dernier y voit non seulement le plus grand film du cinéaste américain réfugié en Europe pour fuir le maccarthisme, le plus beau film sur la période de l’Occupation en France, mais aussi un remake caché, cabalistique, kafkaïen et quasiment abstrait de La Mort aux trousses d’Alfred Hitchcock, où on prenait déjà un Monsieur K. pour un autre.

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Les sorties de la semaine 

Attarabi & Mikelats, le nouveau film d’Eugène Green, entièrement en langue basque, qui retrouve avec ce conte mythique, mystique et drolatique sur l’éternel affrontement du Bien et du Mal l’inspiration de ses débuts, à l’époque du Monde vivant.

Le fils de l’épicière, le maire, le village et le monde, de Claire Simon, la version courte de la série au long cours que la cinéaste Claire Simon a consacrée à l’aventure inouïe qu’a été la création de la plateforme Tënk, dévolue au documentaire de création, depuis le village de Lussas en Ardèche. A la fois un documentaire sur le documentaire, donc, et une vision toute wisemanienne d’un village rural totalement inscrit dans la marche du monde. 

Parfum de femme de Dino Risi, qui ressort en salles avec les plus rares Au nom du peuple italien et L’Homme à la Ferrari, histoire de se faire une idée de la diversité d’inspiration du très incisif grand maître de la comédie à l’italienne, honoré parallèlement, jusqu’au 27 octobre, d’une rétrospective à la Cinémathèque française

Et enfin, Chers Camarades!, d'Andreï Konchalovsky, reconstitue le massacre survenu en 1962 dans la ville de Novotcherkassk, dans le Nord-Caucase, une répression sanglante d’une manifestation d’ouvriers longtemps dissimulée par les autorités soviétiques, et dont on ne découvre l’existence que 30 ans plus tard. L’occasion surtout, pour le vétéran du cinéma russe, de rendre hommage à la génération de ses parents, qui a cru sincèrement au communisme, et dont la prise de conscience des mensonges du régime laissa en elle un vide immense.

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