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Rita Hayworth et Fred Astaire répètent une scène du film musical You Were Never Lovelier (Ô toi ma charmante) réalisé par William A. Seiter en 1942 sur le toit de la Columbia à Los Angeles en Californie

M comme comédies musicales

59 min
À retrouver dans l'émission

En quoi la comédie musicale est-elle un genre utopique et une forme de cinéma total ? Visite guidée et immersive dans l'exposition Comédies musicales, la joie de vivre au cinéma avec son commissaire N.T. Binh, l'autrice Isabelle Wolgust et le journaliste Mathieu Macheret.

Rita Hayworth et Fred Astaire répètent une scène du film musical You Were Never Lovelier (Ô toi ma charmante) réalisé par William A. Seiter en 1942 sur le toit de la Columbia à Los Angeles en Californie
Rita Hayworth et Fred Astaire répètent une scène du film musical You Were Never Lovelier (Ô toi ma charmante) réalisé par William A. Seiter en 1942 sur le toit de la Columbia à Los Angeles en Californie Crédits : Earl Theisen - Getty

Le genre, dans sa version industrielle, est mort depuis longtemps. Et pourtant, on ne cesse depuis plus de 40 ans d’annoncer son retour. C’est peut-être enfin chose faite : le succès planétaire phénoménal du film La La Land de Damien Chazelle en 2016 a enclenché la mise en chantier d’une flopée de films musicaux qu’on voit arriver en ce moment sur les écrans. En France, l’engouement du public pour l’exposition de la Philharmonie de Paris, Comédies musicales, la joie de vivre du cinéma (du 19 octobre au 27 janvier), témoigne plus que jamais d’une soif inextinguible pour le musical. D’où vient ce bonheur qu’on ressent à voir sur grand écran des personnages se mettre à chanter et danser ? 

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Est-ce, pour reprendre les mots de Michel Chion, expert et amoureux du genre, contre les forces de la dépression et les coups du sort, le chant, la danse et l’énergie qui s’affirment le mieux ? Est-ce parce que, « dans un cinéma majoritairement naturaliste, […] la comédie musicale représente la possibilité de chanter sa joie au monde, de ressentir son lien à la communauté et à l’humanité, [et] donc d’exprimer plus pleinement sa vie » ? Ou tout simplement, parce que « la contemplation du mouvement par lui-même, et non au service d’une narration », la musique, qui « nous délie de l’écoute du dialogue », nous conduisent – à condition de nous « laisser faire » – vers la jouissance des yeux et des oreilles ? La comédie musicale ne serait-elle pas le cinéma dans sa plus pure expression ?

L’exposition immersive de la Philharmonie de Paris y répond par l’exemple. Plan Large visite l'exposition phare Comédies musicales, la joie de vivre du cinéma avec son commissaire N.T. Binh et la scénariste et enseignante Isabelle Wolgust, autrice d'un précieux Dictionnaire de la comédie musicale aux éditions Vendémiaire. 

La comédie musicale est un genre utopique, elle présente des résolutions de conflits, la catharsis, par le biais du sublime et de la musique. N.T. Binh

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En fin d’émission, la chronique de Mathieu Macheret sur la sortie en DVD et Blu-Ray d'une comédie musicale transgenre très culte The Rocky Horror Picture Show, de Jim Sharman (Fox Pathé Europa), un film qui fit de Susan Sarandon une star sur l’air de « Touch-a, touch-a, touch-a me, touch me ». L’expression est souvent galvaudée, mais s’il est un film culte, c’est bien celui-là : ça fait plus de 40 ans qu’il fait l’objet de véritables messes participatives (à Paris, c’est tous les vendredi et samedi soir au studio Galande). Plus qu'un film, une expérience. 

La mise en scène modeste du film permet de conserver la frivolité de la pièce de théâtre originelle. C'est une ode à l'expression minoritaire et une traduction du théâtre intérieur du cinéphile.

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Comédies Musicales Les costumes font leur show ! du 1er décembre 2018 - 17 mars 2019 au Centre national du costume de scène à Moulins.

Cycle Comédies musicales à Cinémathèque française commence le 12 décembre jusqu'au 6 janvier. 

Ateliers de claquettes par Fabien Ruiz tous les mercredis, samedis et dimanches au cœur de l'exposition. 

Rencontre avec Patricia Ward Kelly le samedi 22 décembre à 19h, animée N.T. Binh. 

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Funny face (Drôle de frimousse) de Stanley Donen, ressort en salles le 14 novembre. 

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Manifestation de soutien au cinéaste Oleg Sentsov ce samedi 10 novembre 2018, à 18h30, sur la place de la République à Paris 

Affiche pour la manifestation de soutien au cinéaste Oleg Sentsov
Affiche pour la manifestation de soutien au cinéaste Oleg Sentsov

Extraits de films 

  • Funny Face de Stanley Donen (1957) : Bonjour Paris, par Fred Astaire, Audrey Hepburn et Kay Thompson
  • 2 extraits de The Rocky Horror Picture Show, de Jim Sharman (1975)
  • Musique du générique de fin The Rocky Horror Picture Show, de Jim Sharman (1975) composé par Richard O'Brien.
     
Intervenants
  • Journaliste, critique, enseignant de cinéma (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
  • Scénariste et enseignante
  • Critique de cinéma, journaliste au Monde et aux Cahiers du Cinéma
L'équipe
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