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Armand Robin, "Blanche Blanchette"

1 min
À retrouver dans l'émission

Blanche Blanchette

Lu par Laurent Stocker

Poème extrait de Ma vie sans moi et de Le Monde d’une voix , publiés chez Gallimard.

Une sélection de Jean-Pierre Jourdain, directeur artistique du TNP.

« Une amie, en 1996, m’offre Ma vie sans moi , c’est ainsi que je découvre Armand Robin . Le titre me fait sourire et les poèmes m’apparaissent comme les paroles d’un homme dont je veux très vite tout savoir. Je me pose rarement des questions quant à la vie de l’écrivain, là, il en allait tout autrement. Je me renseigne et ce que je découvre me bouleverse.

Né dans une famille pauvre de la Bretagne profonde, Armand Robin est de ceux qui ont connu les deux guerres. Enfant surdoué pour les langues, il en comprendra vingt six (dit-on). Après avoir marqué de l’intérêt pour le communisme, il reviendra désenchanté d’un voyage à Moscou en 1934. Il se tournera alors vers l’anarchisme, deviendra un ami de Georges Brassens alors et aura les pires rapports avec Aragon. Pendant la guerre il sera employé, sous le régime de Vichy et le regard de la gestapo, à l’écoute des radios étrangères. Là il se passionnera pour la manipulation de l’information et le pouvoir des ondes radiophoniques. Il entrera dans la Résistance. Plus tard il animera à la radio une émission, très appréciée, intitulée « Poésie sans passeport ».

Irréductible, insoumis, misanthrope, il semble bien avoir été insupportable à beaucoup de ses contemporains. Il prendra fait et cause pour l’indépendance de l’Algérie, hurlant : « je suis un fellagha, je suis un fellagha ». Quasiment clochardisé sur la fin de sa vie, il retrouvera la mort dans une infirmerie de la police et dans des circonstances mal élucidées. Une grande partie de son œuvre disparait alors dans la confusion et le peu d’attachement à sa personne.

J’aime les combats qu’il représente : sortir de sa condition sociale, acquérir, maîtriser les outils du savoir, construire une pensée critique quant à l’information et ses travers (la désinformation et la manipulation), pratiquer un humanisme exigeant.

Il a fait partie de ces êtres dont la société a peur et ne sait que faire alors qu’il en était un “écouteur sublime”. » Jean-Pierre Jourdain

Réalisation : Marguerite Gateau

Prise de son : Olivier Dupré

Montage : Aveline Carmoi

Assistante à la Réalisation : Marie Plaçais

Choix des poèmes : Jean-Pierre Jourdain

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