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"Mon esprit plongea donc sous ce flot inconnu, Au profond de l'abîme il nagea seul et nu, Toujours de l'ineffable allant à l'invisible..." extrait du poème "La Pente de la rêverie", de Victor Hugo

"La pente de la rêverie", un poème de Victor Hugo

2 min
À retrouver dans l'émission

"Gravir la montagne Victor Hugo, passer par les sentiers entre les rochers, s’abriter sous les sapins, trouver des clairières, avancer vers les sommets. Il nous réconcilie avec nous-mêmes parce qu’il semble que rien ne lui fait peur." Hélène Bleskine

"Mon esprit plongea donc sous ce flot inconnu, Au profond de l'abîme il nagea seul et nu, Toujours de l'ineffable allant à l'invisible..." extrait du poème "La Pente de la rêverie", de Victor Hugo
"Mon esprit plongea donc sous ce flot inconnu, Au profond de l'abîme il nagea seul et nu, Toujours de l'ineffable allant à l'invisible..." extrait du poème "La Pente de la rêverie", de Victor Hugo Crédits : Jakob Polacsek - Getty

Poème : "La pente de la rêverie", (28 mai 1830), de Victor Hugo, dans le recueil Les Feuilles d'automne

Lecture par Gilles David, de la Comédie-Française

Extrait du poème :

Amis, ne creusez pas vos chères rêveries ;
Ne fouillez pas le sol de vos plaines fleuries ;
Et quand s'offre à vos yeux un océan qui dort, 
Nagez à la surface ou jouez sur le bord. 
Car la pensée est sombre ! Une pente insensible
Va du monde réel à la sphère invisible ;
La spirale est profonde, et quand on y descend, 
Sans cesse se prolonge et va s'élargissant,
Et pour avoir touché quelque énigme fatale,
De ce voyage obscur souvent on revient pâle !

S’arrimer à la poésie de Victor Hugo, comme on s’arrime à une voile par grand vent. Le souffle est fort, il se prolonge, il invente une grande traversée, océan en mouvement grâce à sa plume alerte, l’histoire, les états d’âme, le 19ème siècle, quel bonheur d’être soi-même un peu encore romantique. Retrouver des poèmes appris à l’école, en découvrir d’autres, force et légèreté de la vague, précision incroyable de celui qui tient la barre. Ou bien, une autre métaphore, gravir la montagne Victor Hugo, passer par les sentiers entre les rochers, s’abriter sous les sapins, trouver des clairières, avancer vers les sommets. Il nous réconcilie avec nous-mêmes parce qu’il semble que rien ne lui fait peur. Merci cher Victor Hugo.
Hélène Bleskine

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