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Affiche du festival Extra! : « Mask » (Film Portrait Collage) CXCVI

Ecrire le temps

59 min
À retrouver dans l'émission

Deux invités et une histoire du temps avec Michèle Métail et Jean-Michel Espitallier. Poème infini pour l’une et temps d’arrêt pour l’autre. L’une vient d’être couronnée du prix littéraire Bernard Heidsieck, l’autre signe un premier récit, journal de deuil et tentative d'écrire le temps.

Affiche du festival Extra! : « Mask » (Film Portrait Collage) CXCVI
Affiche du festival Extra! : « Mask » (Film Portrait Collage) CXCVI Crédits : John Stezaker / Courtesy The Approach, London

Le Centre Georges Pompidou fait sa rentrée et avec elle son Festival Extra!, seconde édition, qui se tient du 5 au 9 septembre. Extra comme bonus, comme extension, puisque c’est de littérature hors du livre qu’il s’agit. Hors d’elle donc, musique, exposition, performances, projections, lectures, débats, radio et même banquet, une littérature qui cavale et concerne à ce titre cette émission et les invités du jour.

Michèle Métail dont l'œuvre s’ouvre au début des années 70, et qui refusera un temps le support du livre pour lui préférer sa forme sonore. Une oeuvre qui en passera par l'OULIPO avant de s’en passer, et qui vient d’être couronnée du prix d’honneur du prix littéraire Bernard Heidsieck Centre Georges Pompidou. Le cours du Danube - en 2888 kilomètres/vers... l'infinia récemment paru aux Presses du réel  : ce long poème vertigineux, virtuellement infini, est  construit sur le principe de la concaténation et des « ricochets » de compléments de nom : une exploration rigoureuse du langage construite comme une partition, inspirée des techniques de montage de la musique électroacoustique, pour se rapprocher d'une musique verbale.

Jean-Michel Espitallier,  une écriture mobile qui en passe par la musique, les revues, les expositions, la scène et même la radio. Et oblique dans l’oblique, il signe aujourd’hui aux éditions Inculte un tout premier récit, titré  La première année . Livre de sable, écrit à ras du présent, récit de la disparition de votre compagne et de l'année qui s’en suivit.

« J’ai besoin de raconter sans cesse encore et encore tes derniers jours à l’hôpital et le récit de tes derniers instants. En boucle. En essorage. Comme un moyen de me purger. J’en ai plein la bouche. Parler pour ventiler. »

Trois liens pour en savoir plus sur Michèle Métail : 

Entretien de Vincent Barras avec Michèle Métail (1990).

France Culture, Poésie ininterrompue :  Michèle Métail (1978).

Une lecture au RIAP 2002

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