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Daniel Tammet

Daniel Tammet ou la vocation du langage

59 min
À retrouver dans l'émission

"Pi. J'ai récité ce magnifique poème épique, une Iliade et une Odyssée composées de chiffres, lors d'une performance publique de cinq heures. Pour la première fois de ma vie, je parlais à voix haute dans ma langue numérique, longuement, passionnément, couramment" (D. Tammet)

Daniel Tammet
Daniel Tammet Crédits : Roberto Ricciuti - Getty

A ses côtés, Emmanuel Souchier, professeur en sciences de l’information et de la communication, à qui l'on doit des recherches et publications sur les écrits d’écran, l’énonciation éditoriale, les pratiques d’écriture et de lecture ou encore l’image du texte. Au centre de ces préoccupations : l’écriture poétique et sa médiatisation. Et en se rapprochant encore un peu, la figure de Raymond Queneau. Assidument fréquenté, au point d’y consacrer une biographie et lecture critique parue au Seuil et rééditée aujourd’hui en version numérique, la collaboration à son édition en Pléiade, une exposition sur le Paris de Queneau, l’édition de son Traité des vertus démocratiques et trois autres textes inédits, et de nombreux articles forcément, dont le dernier pourrait bien faire le point sur le théoricien et lecteur attentif aux supports qu'il est.  

Deux invités et des obsessions. Celle du langage, dont le poète et écrivain anglais Daniel Tammet fait vocation, et dont il élucide les sources dans un essai autobiographique "Chaque mot est un oiseau à qui l’on apprend à chanter" paru aux éditions des arènes douze ans et quatre livres après la parution de « Je suis né un jour bleu ». Quinze chapitres, qui baladent de la traduction de la Bible par Eri de Luca, à la grammaire anglaise du téléphone, en passant par l’Esperanto, l’attribution des prénoms en Islande ou la figure décisive du poète australien Les Murray dont il est par ailleurs traducteur. Quinze chapitres qui disent la vocation du langage et commencent par le commencement, c’est à dire sa propre compréhension du langage, lui dont la première langue fut celle des nombres, auxquels il attribue couleurs, textures et caractères. Question : comment les mots, autrement dit sa deuxième langue, visuelle elle aussi, lui vint, comment ils le firent poète et écrivain? A ses côtés, Emmanuël Souchier, , professeur en sciences de l’information et de la communication, à qui l'on doit des recherches et publications sur les écrits d’écran, l’énonciation éditoriale, les pratiques d’écriture et de lecture ou encore l’image du texte. Au centre de ces préoccupations : l’écriture poétique et sa médiatisation. Et en se rapprochant encore un peu, la figure de Raymond Queneau. Assidument fréquenté, au point d’y consacrer une biographie et lecture critique parue au Seuil et rééditée aujourd’hui en version numérique, la collaboration à son édition en Pléiade, une exposition sur le Paris de Queneau, l’édition de son Traité des vertus démocratiques et trois autres textes inédits, et de nombreux articles forcément, dont le dernier pourrait bien faire le point sur le théoricien et lecteur attentif aux supports qu'il est.

A signaler : Raymond Queneau, la biographie écrite par Emmanuël Souchier (Seuil, 1991) a été rééditée sous forme de fichier numérique par les éditions FeniXX

Raymond Queneau
Raymond Queneau Crédits : Jacques Haillot - Getty
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