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Constantin Cavafy

Poésie et ruminations

59 min
À retrouver dans l'émission

On n'écrit jamais seul.

Constantin Cavafy
Constantin Cavafy Crédits : Inconnu

L'un marche, l'autre mâche. Sous la plume d'Ersi Sotiropoulos Constantin Cavafy dérive dans les rues de Paris, un été de 1897, à la recherche de la poésie juste. Jacques Jouet rumine le potentiel, le Po de l'Oulipo et trouve une forme à l'essai. Entre leurs lignes, Jacques Roubaud, Marcel Proust, Charles Baudelaire, E.E Cummings, Julio Cortazar... Bilan : on n'écrit jamais seul.   

Invités :

Jacques Jouet : Écrivain tout-terrain, il écrit poésie, nouvelle, roman, théâtre, essai. Depuis 1983, il est membre de l'ouliPo. Nous ont publié en 2007 un livre de Jacques Jouet intitulé À supposer…, un ensemble de textes écrits en suivant la contrainte qui porte le même nom, forme singulière, à la fois poème en prose et méditation en une seule phrase. Dans  Ruminations du potentiel Jacques Jouet prolonge le plaisir. " Ici, sont supposées des choses à propos de fleurs et de mobiliers, de Proust et de coup de dés, de l’ouliPo et de Jacques Roubaud, de théâtre et de poésie, de Bouvard et de Pécuchet (liste non close)" écrit l'auteur dans la présentation de l'ouvrage.

Ersi Sotiropoulos  : poète, elle est aussi l'auteure de nombreux romans et nouvelles dont Zigzag dans les orangers (Maurice Nadeau, 2003), Dompter la bête (Quidam, 2011), Eva (Stock, 2015). Ses romans sont traduits dans sept langues. Dans  Ce qui reste de la nuit (Stock, 2016), elle nous invite à partager trois jours de la vie du jeune Constantin Cavafy. En son for intérieur, il mûrit une oeuvre poétique mais les entraves personnelles sont nombreuses : sa poésie est encore incertaine, le carcan de la rime le corsète, son homosexualité le tourmente, et la tyrannique affection que lui témoigne sa mère l'empêche de se réaliser. Sans compter la faillite familiale qui l'humilie depuis son enfance. Ces trois jours à Paris seront la pierre de touche, le catalyseur décisif pour la vie et l'oeuvre du grand poète alexandrin.

Le poème de Constantin Cavafy lu en grec par Ersi Sotiropoulos est "Dieu abandonne Antoine". Ici la traduction de François Sommaripas

La chanson de Leonard Cohen s'intitule Alexandra Leaving

"La forme d'un poème est la corde plus tendue de sa signification" Jacques Jouet

Bibliographie

Ce qui reste de la nuit

Ce qui reste de la nuitErsi SotiropoulosStock / collection La cosmopolite, 2016

Intervenants
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