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Mai 2013, devant le parlement grec à Athènes, des manifestants s'en prennent aux symboles de l'Union Européenne

500 millions d'eurosceptiques ?

29 min
À retrouver dans l'émission

Malgré des différences de taille, les partis en lice pour les élections européennes s'accordent paradoxalement sur un point : il faut "changer" l'UE. Comment les critiques exprimées depuis les débuts de la construction européennes ont-elles progressivement structuré notre vie politique ?

Mai 2013, devant le parlement grec à Athènes, des manifestants s'en prennent aux symboles de l'Union Européenne
Mai 2013, devant le parlement grec à Athènes, des manifestants s'en prennent aux symboles de l'Union Européenne Crédits : LOUISA GOULIAMAKI - AFP

Voilà donc à quoi en est réduite l'Europe aujourd'hui : servir de punching ball aux candidats des élections du 26 mai. Certes, tous ne frappent pas avec la même force, uppercut pour les uns, pichenette pour les autres. Mais l'Europe ne va plus de soi. Au mieux, il faut la réorienter, au pire la quitter. 

Comment en est on arrivé là ?

Bien sûr, la critique n'est pas nouvelle. Elle accompagne même la construction européenne depuis ses débuts. Perte inacceptable de souveraineté, concurrence déloyale (on pense au "plombier polonais"), politiques d'austérité imposées par Bruxelles, manque de transparence dans les décisions... : la liste des récriminations est longue.

Mais ce qui est édifiant, c’est de voir à quelle point le discours critique de l’Europe a fini par se banaliser, pour gagner jusqu’aux rangs des Européens les plus convaincus. Le temps de "l'europtimisme" béat, pour peu qu'il ait vraiment existé, est terminé.

A écouter :

L'interview de la journaliste Marion van Renterghem, sur la montée du sentiment eurosceptique, en particulier dans les pays de l'est qui ont rejoint l'UE lors de l'élargissement de 2004. 

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2 min
Comment expliquer la montée du sentiment anti-européen dans l'UE depuis une trentaine d'années ?
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1 min
Pourquoi l'élargissement vers l'Est s'est-il traduit par une montée de la défiance contre l'Europe ?
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1 min
Comment Steve Bannon et les réseaux d'influence populistes, de Washington à Moscou, ont-ils exploité cette défiance ?
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58 sec
Emmanuel Macron se pose en défenseur du "progressisme" en Europe. A-t-il les moyens de cette ambition affichée ?
Intervenants
  • maîtresse de conférences en Science politique à l’Université de Montpellier
  • Grand reporter à Vanity Fair, auteure de « Angela Merkel, l’ovni politique »
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