LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Arnaud Montebourg, candidat à l'élection présidentielle

Arnaud Montebourg : "La gauche est morcelée, elle n'échappera pas au rassemblement"

41 min
À retrouver dans l'émission

Arnaud Montebourg se présente à l'élection Présidentielle avec son projet qu'il a baptisé la Remontada. Il n'entend pas renoncer, malgré des sondages qui lui accordent environ 3% des intentions de vote et malgré la polémique après ses déclarations sur les transferts de fonds vers l'étranger.

Arnaud Montebourg, candidat à l'élection présidentielle
Arnaud Montebourg, candidat à l'élection présidentielle Crédits : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP - AFP

Le 7 novembre dernier, lors de l'émission le Grand Jury RTL Le Figaro LCI, Arnaud Montebourg proposait de bloquer les transferts d'argent vers les pays s'opposant au rapatriement de leurs ressortissants soumis à une obligation de quitter le territoire français, « 11 milliards qui passent par Western Union », pour faire pression sur les pays qui refusent de reprendre leurs ressortissants expulsés de France. Une idée déjà partagée par l'extrême droite et le polémiste Éric  Zemmour. Mais pas au sein de son clan. La proposition fait polémique. Le soir même, Arnaud Montebourg perd ses plus fidèles soutiens. Sa campagne vacille. L'ancien ministre reconnait une erreur : 

Je ne vais pas passer cette campagne à commenter ce que j'ai qualifié moi-même d'erreur. Non, je ne renonce pas. Et je poursuis mon cap. En vérité, j'ai eu beaucoup d'attaques, parce que finalement, je souhaite traiter les impasses du débat public

Lundi dernier, sur Franceinfo, et après cette sortie d'Arnaud Montebourg, la candidate Rassemblement National Marine Le Pen avait même évoqué son souhait de diriger "un gouvernement d'unité nationale allant de Zemmour à Montebourg". La réponse d'Arnaud Montebourg est claire : 

Mon projet est celui de Jaurès. Eux, c'est le projet de Vichy. Il n'y a absolument aucune convergence entre ces deux mondes. Eux ne sont pas des souverainistes. Ce sont des identitaires !"

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Toujours le chantre du Made in France

Si Arnaud Montebourg était élu à l'Elysée, sa première décision économique serait, dit-il, de faire construire 500 usines dans des territoires désindustrialisés. En jouant sur la commande publique. L'ancien ministre de l'Economie et du Redressement productif espère ainsi pouvoir créer 100.000 à 150.000 emplois industriels. C'est à ses yeux le moyen pour la France de renouer avec sa souveraineté économique. 

Une gauche morcelée

La gauche n'échappera pas au rassemblement. Mais aujourd'hui, elle est morcelée. Elle n'a pas de base de légitimité forte dans chacune de ses composantes. Madame Hidalgo a été investie par 120.000 personnes. Monsieur Jadot pour les Verts pareil. Nous à l'époque (2017), nous avions 3,5 millions de personnes à notre primaire

Interrogé enfin sur la crise migratoire qui se joue à la frontière entre Pologne et Biélorussie, Arnaud Montebourg dénonce une situation orchestrée par le pouvoir biélorusse, "en vue d'obtenir des contreparties". Mais explique le candidat, "l'Union Européenne est à juste titre solidaire avec la Pologne afin de défendre nos frontières, et ne pas céder au chantage. Faut-il pour autant construire un mur ? Non ! Les murs ne servent à rien et sont indignes des valeurs que porte l'Europe" s'insurge le candidat souverainiste.

Intervenants
L'équipe
Production
Avec la collaboration de
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......