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Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon : "Le caractère de monarchie présidentielle est de plus en plus accentué dans notre pays"

41 min
À retrouver dans l'émission

Jean-Luc Mélenchon est encore à la recherche de ses parrainages et compte sur l'électorat populaire. Il nous donne son point de vue sur la prolongation du pass sanitaire et sur la COP26.

Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon Crédits : Stéphane Burlot

Jean-Luc Mélenchon se présente pour la 3ème fois consécutive à l'élection présidentielle. Mais pour être candidat, il lui faut 500 parrainages. 

Les difficiles parrainages 

A ce jour, Jean-Luc Mélenchon a obtenu environ 250 parrainages. Pour lui l'élection dépend du fait que les électeurs des milieux populaires aillent voter : "si ils votent j'ai toutes les chances d'être au deuxième tour. Si ils ne votent pas je pense que cela va vraiment être très dur pour moi". 

On a dépassé la moitié mais c'est pas suffisant. Il en faut 500. C'est dur, je ne vais pas le cacher. Je ne peux pas vous dire que je dors tranquille. Non. Moi j'étais partisan du fait que l'on parraine par des citoyens. J'ai proposé une proposition de loi et ils ont voté contre. Alors aujourd'hui c'est des élus. Souvent tous ces gens sont élus par des partis. Et les partis leur disent tu donneras pas ta signature à qui que ce soit. Cette fois-ci le parti communiste a dit ça suffit, Mélenchon n'aura pas une signature. Cependant il ne faut pas que je joue le faut catastrophiste. Toutes les semaines ça rentre. 

Il voulait également conclure un accord avec Fabien Roussel pour les élections législatives mais il n'a eu aucune  réponse à ses deux lettres au comité central. "Je ne veux pas me disputer avec le mouvement communiste. Ils ont choisi d'avoir un candidat. Je pense que nous serions plus fort ensemble mais ils ont fait un autre choix."

La prolongation du pass sanitaire jusqu'à fin juillet 2022

Emmanuel Macron doit s'exprimer mardi soir pour évoquer la situation sanitaire et économique du pays. Jean-Luc Mélenchon ne s'attend pas à grand chose. "Il a l'art de ne rien dire. C'est un bavardage. Monsieur Macron a une spécialité du double langage qui me le rend insupportable. "

Pour lui, le gouvernement a pratiqué une "forme de terrorisme intellectuel qui disait si vous êtes contre le pass sanitaire alors vous êtes suspect. [...] Je ne suis pas contre, je suis moi-même vacciné et je milite au niveau mondial pour que la licence soit libre d'accès aux vaccins. Mais je refuse d'être celui qui change de méthodes et qui plutôt que convaincre va contraindre. [...] Le pass sanitaire est une erreur car il donne l'impression de sécurité alors que même si vous êtes vacciné vous pouvez parfaitement contaminer les autres et vous même vous pouvez porter le virus. Donc le pass sanitaire donne une illusion de sécurité tout en contraignant toute la société à un mécanisme de contrôle qui finit par être banal."

Regardez bien le défi que cela représente ?  A quoi nous sommes en train de nous habituer? Un type tout seul décide dans son Conseil de Défense de tout sur la santé. Arrive le pass sanitaire. Il nous amène jusqu'à juillet prochain. Pourquoi juillet ? Pardon je vous pose la question. Pourquoi pas août ? Pourquoi pas septembre ? Pourquoi pas juin ? Pourquoi pas mai ? On ne sait pas et on ne saura jamais. Sauf que ce que l'on sait c'est la vision du monde que cette affaire porte. Autrement dit nous décidons qu'un gouvernement quel qu'il soit peut prendre une décision nonobstant les élections qui auront lieu au mois d'avril prochain. Parce que c'est ça qu'il est en train de faire. Alors soit il considère lui qu'il est élu d'avance et que ce n'est pas la peine de faire l'élection et il est tranquille. Mais c'est très hasardeux pour une démocratie de donner de tels pleins pouvoirs à un gouvernement alors que tout le monde sait que normalement en avril il y a un changement de gouvernement. Il y a en tout cas une élection. Même si c'est à l'intérieur de la même majorité (c'est évidemment pas le scénario que je souhaite) mais c'est pour vous dire. On n'imagine pas les règles de la démocratie seulement à son avantage. On doit les imaginer en général. Donc le refus pour eux c'est une manière de plus d'habituer l'opinion, les décideurs politiques au fait qu'il décide ce qu'il veut et point final. C'est à dire que le caractère de monarchie présidentiel est de plus en plus accentué dans notre pays et que progressivement tout le monde s'habitue à tout et finit par trouver que toutes les brutalités de gouvernement sont acceptables. 

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Le programme de Jean-Luc Mélenchon

Alors que se tient la Cop26 depuis dimanche dernier, le président n'attend plus grand chose. Pour lui cela sert à "maintenir l'alerte". Lui qui a participé à la première Cop et qui a suivi les 26 Cop, constate que l'on a 40 % de CO2 dans l'atmosphère. Donc on n'a rien fait. 

Assez de bavardages, nous avons besoin de contraintes, de lois, de règlements internationaux. Il est clair à mes yeux que c'est le rôle de la France de faire ça. Notre rôle n'est pas d'être une puissance militaire... Nous pouvons être tout ça mais surtout nous devons  être une puissance morale qui prend en charge une politique de droit international. 

Pour lui il faudrait mettre en œuvre de grand traités : "celui qui est en panne à l'ONU, celui qui veut donner des les mesures contraignantes aux multinationales sur le plan social et environnemental, il nous faut une loi sur les grands fonds, et un traité de non prolifération des énergies carbonées (700 ONG le demandent).

Le candidat LFI pône également une sortie du nucléaire. Il s'appuie sur le scénario de Négawatt qui parle d'une sortie du nucléaire en 2045. Lui essayera de faire une sortie plus vite car "le nucléaire est très dangereux, très coûteux. Alors il est très sûr, très stable jusqu'au n jour où il y a un accident. Et le jour où il y a un accident c'est un accident maxi dégâts. [...] On fermera les réacteurs à mesure que l'on créera la capacité de production des énergies correspondantes."

Intervenants
  • Député LFI de la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, candidat à l'élection présidentielle
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