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Octobre 2012 : des militants d'extrême-droite italiens font le salut fasciste devant la tombe de Benito Mussolini, à Predappio, 90 ans après la marche sur Rome.

Le fascisme, 100 ans après

30 min
À retrouver dans l'émission

Le 23 mars 1919 Benito Mussolini créé à Milan les Faisceaux italiens de combat, première mouture du Parti national fasciste qui prend le pouvoir en 1922. Violence, culte du chef, totalitarisme... quels éléments sont constitutifs de ce mouvement politique ? Qu'en reste-t-il aujourd'hui ?

Octobre 2012 : des militants d'extrême-droite italiens font le salut fasciste devant la tombe de Benito Mussolini, à Predappio, 90 ans après la marche sur Rome.
Octobre 2012 : des militants d'extrême-droite italiens font le salut fasciste devant la tombe de Benito Mussolini, à Predappio, 90 ans après la marche sur Rome. Crédits : TIZIANA FABI - AFP

"Quand les gens vont-ils comprendre que le fascisme n’est pas une aberration de l’Histoire mais une catégorie politique à part entière, ou mieux, un type de régime ?" Le fascisme "est appelé hélas à connaître de nouveaux avatars. Lorsque l’avatar arrive, il faut le reconnaître et savoir l’appeler par son nom".

Cette interpellation, on la doit à Bernard-Henri Lévy. Le philosophe exprimait son inquiétude fin janvier dans les colonnes du Journal du dimanche.

Il est vrai que les signes constitutifs du fascisme sont bien présents aujourd’hui en Europe, encore que dispersés : autoritarisme, lois liberticides, actions violentes, antiparlementarisme, antisémitisme, propos et actes racistes… des éléments qui, rassemblés au sein d’un même projet politique, auraient en effet vocation à participer d’un renouveau du fascisme.

S’il faut dater la naissance de ce système politique, c’est au 23 mars 1919 qu’il faut remonter. Il y a exactement 100 ans.

Ce jour-là, à Milan, Benito Mussolini crée les Faisceaux italiens de combat : première incarnation du Parti national fasciste, qui permettra au Duce de prendre le pouvoir en octobre 1922, et d’installer un régime totalitaire.

En Italie, la mémoire de ce que furent ces années a fini par s’estomper. Un lent travail de dédiabolisation, qui permet à des formations politiques de se revendiquer ouvertement aujourd’hui de cet héritage.

A lire

L'Italie aux prises avec ses vieux démons fascistes, article de l'historienne Sabina Loriga sur le site The Conversation

Fascisme français : le débat continue, dialogue entre les historiens Zeev Sternhell et Jean-François Sirinelli dans les colonnes du Monde, 28 mai 2014 (article payant).

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