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Le jour de son investiture, Emmanuel Macron a remonté l'avenue des Champs Elysées dans un véhicule de l'armée (14 mai 2017)

Si vis pacem, para bellum

30 min
À retrouver dans l'émission

En décidant de frapper la Syrie le 14 avril, le chef de l’Etat a utilisé pour la première fois les prérogatives régaliennes que lui reconnaît la constitution. La posture martiale est-elle une figure obligée de notre vie politique ? Faut-il être un chef de guerre pour diriger la République ?

Le jour de son investiture, Emmanuel Macron a remonté l'avenue des Champs Elysées dans un véhicule de l'armée (14 mai 2017)
Le jour de son investiture, Emmanuel Macron a remonté l'avenue des Champs Elysées dans un véhicule de l'armée (14 mai 2017) Crédits : MICHEL EULER - AFP

C’est un baptême du feu pour Emmanuel Macron, au sens premier du terme. La semaine dernière, le chef de l’Etat a donné l’ordre aux forces armées françaises de frapper des sites de production d’armes chimiques en Syrie. Première expérience directe de la guerre pour le Président, le seul sous la Ve République à ne pas avoir effectué son service militaire.

Cette décision, que lui octroie la Constitution (il est le chef des Armées) pourrait marquer un tournant dans son quinquennat. Comme elle aura marqué les mandats de ses prédécesseurs. La guerre, acte éminemment politique, relève presque du parcours initiatique pour qui entend diriger une nation.

Mais une nation qui, elle, a perdu le contact avec la chose militaire. Si les soldats sont redevenus visibles après les attentats de 2005, le lien qui structurait les rapports de la population à son armée, à savoir la conscription, a été rompu il y a 20 ans : les Français nés après le 31 décembre 1978 n’ont plus été appelés sous les drapeaux. D’où l’idée d’un retour, sous une forme très allégée, d’un service national.

A écouter :

La dernière partie de l’interview de l’historienne Irène Hermann, professeur à l’université de Genève. Elle analyse les liens entre armée et citoyenneté dans l’histoire politique de la Suisse. La Confédération helvétique se singularise de ses voisins européens par sa tradition de neutralité. Pourtant la conscription existe bel et bien dans ce pays, et le port d’arme y est même répandu. Quel impact ce rapport aux questions militaires a-t-il eu sur la culture politique suisse ? 

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1 min
La dernière partie de l’interview de l’historienne Irène Hermann, professeur à l’université de Genève

Liens :

Intervenants
  • historienne, chercheur-partenaire au SIRICE (Sorbonne Université), enseignante à l’institut catholique de Paris (ICP).
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