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Portrait de l'écrivain Michel Mourlet en janvier 2016

Michel Mourlet

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Des mémoires...

Portrait de l'écrivain Michel Mourlet en janvier 2016
Portrait de l'écrivain Michel Mourlet en janvier 2016 Crédits : Association F.U.

Michel Mourlet pour son ouvrage Une vie en liberté aux éditions Séguier

Michel Mourlet incarne une certaine tradition française et ces « mémoires » en témoignent. Exigeant quoique sentimental, il est un honnête homme pour qui la littérature, le théâtre et le cinéma forment un monde plus accompli que le monde, où les premiers éblouissements ne meurent jamais. Une vie débutée avant-guerre et marquée, dès l’adolescence, par l’indépendance et le dégoût d’une voie trop tracée. Une vie où les préférences et les amitiés seront choisies avec le c½ur plutôt qu’en suivant un plan de carrière gardé plié dans la veste. Les personnes rencontrées sur sa route, admirables ou décevantes, sont d’ailleurs d’une diversité étourdissante : Silvia Monfort, Sagan, Morand, Montherlant, Jean Marais, les cinéastes Fritz Lang, Losey, Gance, Tavernier et bien d’autres, amis de Michel Mourlet (ou relations moins amicales !), tous ont apporté leur eau au moulin de son existence. Sur le site des éditions Séguier

Couverture de l'ouvrage
Couverture de l'ouvrage Crédits : Michel Mourlet

Michel Mourlet, né en 1935. Écrivain et chroniqueur, théoricien du cinéma, producteur d'émissions radio, éditeur. Administrateur de Défense de la Langue française. Défenseur infatigable de la langue française, il a enseigné à l'université (Paris I) sa théorie de l'audiovisuel, dirigé la revue Présence du Cinéma ou le magazine Matulu. Il a collaboré aux célèbres Cahiers du cinéma, à Valeurs actuelles et au Spectacle du monde, Une trentaine d'essais et romans, une dizaine de pièces jouées sur scène ou à la radio, un film de docufiction, l'Ordre vert, sélectionné par plusieurs festivals internationaux. Prix Montherlant d'écriture dramatique 1987, Prix Simone Genevois du meilleur livre de cinéma 1988. Mention spéciale du Prix Littré 2005. Derniers ouvrages : l'Écran éblouissant (P.U.F.), Pièces masquées (Les Cygnes). Sur le site des éditions Séguier

A lire aussiL' écran éblouissant. Voyages en Cinéphilie (1958-2010) . Collection : Perspectives critiques - Discipline : Histoire et Art - Date de parution : 09/02/2011 aux Presses Universitaires de France.

Couverture de l'ouvrage
Couverture de l'ouvrage Crédits : Michel Mourlet. PUF

Résumé sur les site des Presses Universitaires de France : La cinéphilie m’apparaît comme une île assez lointaine où l’on ne va plus guère ; en tout cas, on ne s’y rend plus de la même façon que dans ma jeunesse. Il nous arrivait souvent de sauter dans un train, dans un avion, pour voir un film à Londres, assister à une rétrospective à Milan ou faire la connaissance d’un metteur en scène américain dans un festival espagnol. Ce que j’appelle « Voyages en Cinéphilie », c’était cela, au sens propre mais aussi au sens figuré : des découvertes incessantes, des rencontres, des amitiés surtout. Bien plus qu’une manie de collectionneur, qu’une accumulation d’images tapissant nos boîtes crâniennes, la cinéphilie pour nous était un art de vivre. Les chapitres qui relatent ici mes « voyages » s’échelonnent sur plus d’un demi-siècle. Bazin, Tati, Sautet, Tavernier, Rohmer, Losey, Lang, DeMille, Preminger, Cottafavi, un dialogue très singulier avec Hubert Ricard – philosophe lacanien et cinéphile mac-mahonien de la génération suivante – constituent les haltes majeures de cet itinéraire, depuis l’éblouissement, les enthousiasmes et les colères des débuts jusqu’au regard apaisé d’aujourd’hui.

Conseil de la semaine : Noël Herpe 

NT Binh et Noël Herpe
NT Binh et Noël Herpe Crédits : Thibaut Sardier - Radio France

Pour son ouvrage Objet rejeté par la mer. Journal 2014-2015, Collection L'arbalète chez Gallimard et au sujet de Marcel Carné. Ciné-reporter 1929-1934 à La Tour Verte, collection La muse Celluloïd. Textes de Marcel Carné présentés par Philippe Morisson.

Couverture de l'ouvrage
Couverture de l'ouvrage Crédits : Noël Herpe

Objet rejeté par la mer. Journal 2014-2015

«Il est un lieu, non loin de chez moi, que j'aime infiniment traverser à différentes heures de l'après-midi. Il se situe à la rencontre d'une petite rue, dont j'ignore le nom, et de la rue des Goncourt au bout de laquelle se trouve une poste. Entre les deux, quelque chose qui n'est même pas une place, et qui s'adosse à l'église Saint-Maur noircie et triste. En passant par là, je retrouve ce que j'ai tant goûté dans certains paysages de banlieue : le sentiment d'une persistance mystérieuse, cachée dans la nullité de l'endroit. Si le néant pouvait s'incarner, il aurait ce visage de pierres grises, de poussière et de silence. Cela me trouble surtout à la tombée du jour, lorsque s'allument les réverbères, et que tout ce petit théâtre s'enfonce dans l'ombre. Ce que j'éprouve alors, je ne puis l'appeler autrement que l'amour.»

Dans ce nouveau volume de son journal , Noël Herpe poursuit son entreprise autobiographique, fidèle au parti pris de s'écrire au quotidien, comme s'il cherchait à déchiffrer les rythmes souterrains de sa vie, ou les fils d'un récit invisible. L'inertie des années 1990 et la mort du père, que décrivait Journal en ruines, ne représentent plus ici qu'un souvenir. Au milieu des années 2010, un nouveau rapport au monde se dessine, que cristallise la figure d'Édouard, un garçon insaisissable, tandis que l'imprévu, l'étrange, l'autre entrent en scène. Sur le site des éditions Gallimard

Marcel Carné ciné-reporter (1929-1934)

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Couverture de l'ouvrage Crédits : Marcel Carné

Avant de devenir réalisateur, Marcel Carné fut journaliste de cinéma. En cette année 2016, cent-dixième anniversaire de sa naissance, et vingt ans après sa mort, découvrez ces textes révélant un jeune Carné passionné par le Septième art, s’échinant à distinguer « ce qui est cinématographique de ce qui ne l’est pas ». Où l’on comprend comment le « môme », comme l’avait surnommé Jean Gabin, a pu devenir « le plus grand des jeunes metteurs en scène », quand Le Quai des Brumes remporta le prix Louis Delluc en 1938.

Les articles rassemblés ici le prouvent : Carné est l’un des « premiers réalisateurs français dont la vocation soit née directement de la cinéphilie ». Du haut de ses vingt-trois ans, comme plus tard les Jeunes Turcs de la Nouvelle Vague, Marcel Carné ne va cesser de célébrer cet art qu’il vénère. Son jugement est toujours juste et souvent visionnaire. .

L’auteur : Marcel Carné (1906-1996) est l’un des plus grands cinéastes français, l’homme à qui l’on doit notamment Drôle de drame, Hôtel du Nord, Le Quai des Brumes, Le Jour se lève, Les Visiteurs du soir, Les Enfants du Paradis, Terrain vague, Les Tricheurs. Philippe Morisson, qui a réuni ses articles sur le cinéma, communique sa passion pour les films de Marcel Carné à travers un site de référence : Marcel Carné.com

Intervenants
  • Ecrivain, journaliste, théoricien du cinéma, enseignant
  • écrivain, cinéaste et historien du cinéma
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