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Alain Cavalier le 3 novembre 2009 à Lille.

Alain Cavalier : "J'ai été formé par la littérature, pas par le cinéma"

1h03
À retrouver dans l'émission

Alain Cavalier est l'Invité de "Projection privée" à l'occasion d'une rétrospective qui lui est consacrée à la Cinémathèque française. Au micro de Michel Ciment, le cinéaste retrace 50 années de création.

Alain Cavalier le 3 novembre 2009 à Lille.
Alain Cavalier le 3 novembre 2009 à Lille. Crédits : François Lo Presti - AFP

Le cinéaste Alain Cavalier dans "Projection privée" raconte que cette rétrospective, à la Cinémathèque, c'était l'occasion pour lui "de revoir [ses], qu'[il] n'a jamais vus en public, soit par peur soit par instinct de protection". Il revient ainsi sur différents films qui ont jalonné un peu plus de cinquante ans de cinéma. Il évoque "La rencontre", film tourné avec une petite caméra maniable en 1966 ayant comme sujet sa compagne Françoise Widhoff : "Petit à petit j'ai filmé certains gestes, certains petits détails de son visage et _un film s'est dessiné et j'étais sûr que j'étais en train de faire un film sans le savoir_."

Puis il parle de ses autres films comme "L'Insoumis" (1964) et "La Chamade" (1968) avec Alain Delon dans le premier et Catherine Deneuve dans le second. Deux acteurs qui l'ont profondément marqué. "C'était deux corps humains magnifiques, jeunes, qui étaient des espèces d'excitants pour le public mâle et femelle", se souvient-t-il.

Avec le temps, on n'en a rien à foutre du sujet, du récit, de la morale, de tout ça. C'est simplement physique, ce sont des personnes réussies et ça ça me trouble énormément. Je voudrais que le public qui vient voir le film, je voudrais leur mettre dans la tête que le cinéma à cette époque-là était érotique, basiquement érotique.

Autres films, autres sujets de discussion, celui de la résistance et de la torture dans les films "Libera me" et "Les Braves".

Le problème de la résistance m'a toujours préoccupé parce que mon enfance, pendant la guerre, a été marquée par les millions de morts en Europe mais aussi par les résistants. Mes héros, ce n'était pas Batman... c'était les résistants, des gens qui existaient et qui risquaient leurs vies pour mettre l'ennemi fasciste dehors. J'ai gardé ça en moi. Résister pour moi c'est vital.

Au cours de l'entretien, le cinéaste évoque la place de la littérature dans son rapport au cinéma. Il dit avoir toujours été à la recherche de cette subjectivité présente dans les livres mais absente au cinéma du fait de la technique.

Ce n'était pas une subjectivité totale comme en littérature. Quand on a eu cette caméra que l'on pouvait porter à son œil et filmer immédiatement ce qui se passait devant soi - ce qui était impossible avant - j'ai récupéré le 'je" grâce au matériel de la littérature qui m'obsédait puisque j'ai été formé par la littérature, pas par le cinéma.

Indexation web : Odile Dereuddre, de la Documentation de Radio France

Conseil de la semaine : Adriana Asti pour son livre « Se souvenir et oublier  » aux Editions Portaparole. 

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