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Le fondateur et président du Rassemblement pour le peuple français (RPF) prononce un discours le 1er mai 1951 à Paris au Parc de Bagatelle.

De Gaulle revisité

51 min
À retrouver dans l'émission

Deux historiens, Michel Winock et Serge Berstein, qui ont vécu les deux mandats de De Gaulle, évoquent dans Répliques d'Alain Finkielkraut, ce qu'il a représenté pour eux.

Le fondateur et président du Rassemblement pour le peuple français (RPF) prononce un discours le 1er mai 1951 à Paris au Parc de Bagatelle.
Le fondateur et président du Rassemblement pour le peuple français (RPF) prononce un discours le 1er mai 1951 à Paris au Parc de Bagatelle. Crédits : AFP

On fêtera, en  2020, le 130° anniversaire de la naissance du Général de Gaulle, le 50°  anniversaire de sa mort et le 80° anniversaire de l'Appel du 18 juin, cette grande date  que Patrick Boucheron  et son équipe n'ont pas jugé nécessaire de mentionner dans leur  "Histoire mondiale de la France."

2020  sera donc l'année De Gaulle et, à Répliques, nous prenons les devants. Aux deux historiens éminents Serge Berstein et Michel Winock que j'ai invité, je voudrais demander de faire un effort de mémoire personnel. Vous avez été contemporains de De Gaulle  et, pour reprendre une expression républicaine, vous avez vécu sous ses deux mandats.

Que représentait-il pour vous alors ? Etiez vous gaulliste ?  

Quand il est mort, évidemment, j'ai eu le sentiment qu'on venait de perdre un des grands hommes, peut-être le plus grand homme français du siècle. Michel Winock

Citation de Michel Winock, Journal politique, La République Gaulienne, p.240 : Mardi 10 novembre. — Mort du général de Gaulle. Quelques griefs que j’aie eus contre lui, je ne peux plus, prenant du champ, que voir l’ensemble de cette destinée incomparable. Au fond de moi – et malgré tout ce que j’ai nourri contre le régime qu’il avait instauré (ai-je seulement voté une seule fois oui à ses référendums ?) – au fond de moi je retrouve l’émotion que j’avais éprouvée, l’admiration profonde que j’avais ressentie à la lecture de L’Appel, quand je sortais à peine de l’adolescence. Cet homme-là nous a tous grandis. 

Au fil de la guerre, entre 6 et 10 ans, je me suis éveillé dans un monde qui était celui de l'Occupation. Pour moi de Gaulle a été, à partir du moment où j'ai entendu la radio de Londres, une sorte de héros, de paladin qui se dressait contre une situation absolument inacceptable. j'ai 10 ans au moment de la Libération et de gaulle, c'est pour moi à ce moment-là, le héros et je dois dire ça le reste longtemps même après son départ du pouvoir. Serge Berstein

Intervenants
  • Historien
  • historien, spécialiste d'histoire politique du XXe siècle, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Institut d’études politiques de Paris
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