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La mort de Bonchamps, gravure d'après Auguste Raffet

La Révolution française et la Vendée

51 min
À retrouver dans l'émission

Elisabeth de Fontenay évoque la Révolution française et plus précisément la répression qui a frappé la Vendée. Elle revient sur son attachement à la singularité d'une nation, sa détestation de l'absolu, son goût pour la complexité et l'histoire des contradictions.

La mort de Bonchamps, gravure d'après Auguste Raffet
La mort de Bonchamps, gravure d'après Auguste Raffet Crédits : Augustin Burdet

Commencée au printemps 1793 en réaction à la levée de 300 000 hommes par la Convention, l'insurrection vendéenne s'est achevée quelques mois plus tard par ces mots du général Westermann : "Il n'y a plus de Vendée, elle est morte sous notre sabre libre. [...] J'ai tout exterminé". Cette guerre totale est l'un des épisodes les plus noirs et les plus douloureux de la Révolution française parce qu'écrit Elisabeth de Fontenay : "ce serait une trahison d'abandonner ces faits à ceux qui en revendiquent les démons identitaires et s'en veulent les héritiers naturels".

Un crime de la première République ?

Alain Finkielkraut évoque l'héritage des Lumières et du romantisme ainsi que l'idée d'attachement et de dette vis-à-vis du passé. 

J'ai la détestation de l'absolu, du commencement radical et de la prétention de liquider le passé pour faire un avenir propre. C'est une  volonté de déconstruire la notion d'absolu. Elisabeth de Fontenay

Elisabeth de Fontenay évoque sa conception du danger de l'universalisme abstrait. 

La nation française est née dans le sang ; la nation c'est l'héritage des contradictions qui nous ont faites. [...] La République cultive l'idée d'universalisme qui vient des Lumières et qui est une arme à double tranchant parce qu'elle permet d'éliminer toutes les singularités. Je ne suis pas du tout amateur d'une philosophie des différences. Mais je suis persuadée que si l'on sacrifie la singularité d'une nation et même d'une province, cela veut dire qu'on sacrifie l'histoire, l'histoire des contradictions. Elisabeth de Fontenay

De l'éthique comme évènement

Le roman Quatrevingt-treize de Victor Hugo est largement évoqué. 

Pourquoi parler de théologie ? Pourquoi parler de grâce ? Est-ce qu'il ne s'agit pas effectivement de la morale elle-même ? De l'éthique comme événement, c'est-à-dire ce moment où le "pour autrui" l'emporte sur la persévérance dans l'être, au détriment même de l'individu et de sa volonté première. Alain Finkielkraut

Des guerres civiles 

L'État moderne est né du traumatisme des guerres civiles religieuses. Alain Finkielkraut évoque la guerre civile devenue le paradigme de la politique

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