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Au dessus de la génétique : l’épigénétique

56 min
À retrouver dans l'émission

René Frydman et Annick Harrel-Bellan
René Frydman et Annick Harrel-Bellan Crédits : Catherine Donné - Radio France

Aristote, le premier, a parlé de l’épigénèse mais c’est surtout le généticien anglais Conrad Waddington, en 1942, qui évoque l’étude des changements d’expression des gènes qui n’impliquent pas de mutation génétique. Concrètement chez les abeilles, les ouvrières et la reine possèdent le même patrimoine génétique mais l’une est nourrie de gelée royale et les autres pas et de fait, la taille et la fonction de la reine est bien plus grande que celles des ouvrières. Le chat cloné n’a pas le même pelage bien qu’ayant strictement le même patrimoine génétique que son clone. Pour les jumeaux monozygotes, on est surpris de constater que l’un peut avoir une maladie de l’empreinte et l’autre pas. Ainsi le tout génétique des années 80 se module avec les découvertes plus récentes.Annick Harel-Bellan , Directeur de recherche émérite au CNRS, directrice du Service de Biologie Intégrative et de Génétique Moléculaire (SBI-GeM) du CEA, au sein du l’Institut de biologie et technologie de Saclay (IBITec-S) nous explique le mécanisme de l’épigénétique qui tourne autour des histomes et des méthylations de l’ADN. Ces modifications chimiques constituent l’épigénome, or toutes ces marques épigénétiques vont s’effacer au cours du développement précoce embryonnaire pour se recréer par la suite. Quels sont les substrats de cette épigénétique ? Quelle est la part des gènes non-codants qui représentent 97% du génome et que l’on pensait être totalement inactifs ? Quelle est la part des petits ARN messagers non-codants (prix Nobel 2006) ou bien des longs ARN qui ne semblent pas devoir passer au second rang. Tout cela montre que la compréhension des mécanismes intimes évolue et que la théorie Mendélienne ne résume pas tout. De plus, la découverte des effets à long terme par exemple des troubles de la nutrition maternelle ou de troubles psychologiques invite à une réflexion sur la transmission possible des caractères acquis. Voir des enfants naître avec des petits poids en raison d’une famine est une chose, voire se reproduire cette situation jusqu’à la troisième génération en est une autre. Et puis question fondamentale, peut-on souffrir des tragédies vécues par nos ancêtres, ouvrant ainsi la porte à une approche psychogénéalogique.

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