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Don d’ovocytes et don de sperme : faire le bonheur des autres

56 min
À retrouver dans l'émission

Léa Karpel
Léa Karpel Crédits : René Frydman - Radio France
Pierre Jouannet
Pierre Jouannet Crédits : D.R. - Radio France

Le don de sperme a été organisé en France à partir des années 70 par le professeur Georges David. La congélation des spermatozoïdes ayant été réalisées dans les années 50 et ainsi la création d’une banque de sperme a pu voir le jour. Elle s’est appuyée en France sur deux notions fondamentales : la gratuité et l’anonymat du don. Les débats éthiques et philosophiques ont immédiatement eu lieu sur le bien-fondé d’une telle « transgression » de la filiation. Le don d’ovocyte nécessitant une fécondation in vitro a été initié en 1983 dans le monde puis en France. En France, dans les dix ans qui ont suivi et avant la loi de bioéthique de 1994, le don était gratuit mais pouvait être anonyme ou non anonyme. Avec la loi l’anonymat, pour tous, fut imposé. Le don d’embryon (embryon surnuméraire issu de FIV) est pratiqué depuis 1990 et il est autorisé par la loi française. Nous voici aux confins du politique, du philosophique, du psychologique et du médical, certes le don de gamètes amène un bouleversement de la filiation mais quelles sont les motivations des donneurs aussi bien que des receveurs et quel sera l’avenir de l’enfant issu de ces dons ? Nous recevons pour en parler Pierre Jouannet , ancien directeur du CECOS (banque de sperme et don d’ovocyte) et Léa Karpel , psychologue clinicienne à l’hôpital Foch de Suresnes et spécialiste des problèmes de reproduction.Indemnisation, rémunération, dette morale.., tous ces aspects seront abordés.Alors que l’Agence de Biomédecine française vient de lancer début juin la première campagne radiophonique pour le don de spermatozoïdes et d’ovocytes, pourquoi ne peut-on poser les vraies questions en matière de don de sperme et d’ovocyte et tenter de les résoudre autrement que par des mesures « cosmétiques » ? Il faut bien constater le tourisme médical lié à ces questions dans les pays limitrophes est en forte progression car plus de 8000 femmes seraient, dit-on, candidates pour seulement 400 dons d’ovocytes en France.Une des questions fondamentale n’est pas le fait que l’enfant obtienne ou pas des informations sur son mode de conception mais plutôt, s’il le souhaite, pourra-t-il ou non contacter le donneur ou la donneuse comme c’est le cas en Angleterre. Ce semi-anonymat de l’autre côté de la Manche devrait nous faire réfléchir par rapport à la position française qui depuis plus de 50 ans s’arc-boute sur la posture de l’anonymat. Les questions posées permettront peut-être de faire évoluer les idées dans ce domaine.

Intervenants
  • Biologiste de la reproduction, ancien président de la fédération des Cecos et professeur émérite à l'Université Paris Descartes
L'équipe
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Avec la collaboration de
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